Soutien de l’ANC 13 à la manifestation du 8 février.

vendredi 5 février 2021
par  ANC 13 - Rouge Vif
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A Marseille la gauche Deferriste (ce qui est un oxymore), celle qui s’est alliée jadis à la droite pour prendre la ville, celle qui a mis sur orbite Vigouroux puis Gaudin, cette « gauche » là est de retour aux affaires grâce à une alliance qui a avancé masquée en se présentant comme un collectif de citoyens « sans précédent ».

Pour l’instant, hormis quelques mesures-gadget qui ne coûtent rien et ne présentent pas une réelle rupture avec la politique précédente, l’équipe municipale accumule des choix qui en disent long sur sa conception du service public dû aux usagers, sa prise en compte des personnels et le respect de la parole donnée.

Après l’annonce de la vente prochaine au privé du stade vélodrome pour lequel les contribuables de Marseille ont beaucoup versé, c’est maintenant au droit de grève que l’équipe municipale compte s’attaquer. Et bien sûr pour ce faire elle peut compter sur le soutien de la droite et de son extrême.

Faut-il rappeler aux élus que ce n’est pas de gaieté de cœur que les personnels perdent de l’argent mais qu’ils y sont contraints devant le refus de répondre à leurs revendications ? Au lieu de s’inspirer de ce qui se fait dans d’autres villes et qui va dans le bon sens, la municipalité veut limiter le droit de grève des personnels qui ne demandent qu’à avoir des moyens supplémentaires pour offrir aux enfants le service auquel ils ont droit.

Les marseillaises et marseillais qui aspiraient à juste titre au départ de l’équipe Gaudin et ses successeurs, ont vu dans un processus électoral surréaliste, l’élection de Vassal à la métropole grâce à des élus de « gauche » qui lui ont donné la majorité qu’elle n’avait pas et le tour de passe-passe qui a permis de mettre sur le fauteuil de maire celui qui avait déclaré ne pas vouloir y être. La population découvre maintenant qu’aux procédés politiciens s’ajoutent la remise en cause des droits.

Dans une ville où, aux dernières municipales, nombre de quartiers populaires ont refusé de voter à 80%, ces remises en cause des droits et des pratiques électoralistes qui risquent en plus de se perpétuer et s’étendre lors des prochaines élections territoriales, ne risquent pas donner confiance à celles et ceux qui souffrent le plus du capitalisme. Les cités où la misère déborde devraient être la priorité d’une équipe municipale qui voudrait faire sortir Marseille de l’hiver affairiste et réactionnaire dans laquelle elle est plongée depuis des décennies.

Marseillaises et marseillais, si nous voulons nous en sortir nous ne pouvons compter que sur nos luttes et notre organisation. Cela passe par notre soutien actif à la manifestation qui se tiendra lundi 8 février à 8h devant l’hôtel de ville qui doit voter la remise en cause du droit de grève de personnels municipaux. Cela passe par notre engagement sur tous les fronts pour la réappropriation de la vie de la cité dans l’intérêt du peuple, ce qui est la définition même de la politique.
La vraie.

Marseille le 5 02 2021



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