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pétition pour le retrait de Base-élèves
NOS ENFANTS SONT FICHES, ON NE S’EN FICHE PAS
samedi 26 janvier 2008

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Bientôt, tous les enfants en âge d’être scolarisés qui résident en France seront fichés dans le système Base élèves 1er degré. Elaboré en l’absence de tout débat démocratique sur sa finalité, son fonctionnement, ses possibilités de croisement avec d’autres fichiers (police, justice,…), il est en voie de généralisation sur tout le territoire, après une simple déclaration à la Cnil le 24 décembre 2004. Sa mise en place rencontre de fortes oppositions de la part de parents d’élèves – mais nombre d’entre eux ignorent jusqu’à son existence –, d’enseignants, d’associations et d’élus. Des conseils municipaux se sont prononcés contre ce fichage, des parents le refusent, des directeurs d’école sont opposés ou réticents (ils sont alors soumis à de fortes pressions de leur hiérarchie)… mais rien ne semble pouvoir arrêter une administration qui minimise les dangers du système.

Des informations sur les enfants et leurs familles qui, jusqu’à présent, ne sortaient pas de l’école, deviennent partiellement accessibles aux maires, et remontent jusqu’à l’échelon académique, et même au niveau national avec un identifiant (la liste des informations se trouve en Annexe). Ces données transitent via Internet. Personne n’a oublié le scandale de juin 2007 qui a mis en évidence l’absence de sécurisation – tout un chacun pouvant avoir accès aux données personnelles des enfants et de leurs familles.

La plupart des données individuelles nominatives seront conservées quinze ans. La finalité affichée du traitement est d’« apporter une aide à la gestion locale des élèves, assurer un suivi statistique des effectifs d’élèves et permettre un pilotage pédagogique et un suivi des parcours scolaires ».

Mais dans la mesure où il va ficher tous les enfants – y compris ceux qui sont scolarisés dans leur famille – l’une des utilisations vraisemblables de ce système se trouve dans la Loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007. Cette loi place le maire « au centre de la politique de prévention » avec de nouveaux pouvoirs, en le faisant notamment bénéficier de la notion de « secret partagé » avec différents acteurs sociaux. Les enseignants sont associés à ce dispositif de contrôle social : l’article 12 de la loi modifie le Code de l’Education en précisant que les établissements scolaires « participent à la prévention de la délinquance ». Base élèves se situe donc dans la droite ligne du rapport Benisti qui, pour prévenir « les comportements déviants », préconise la détection précoce des troubles comportementaux infantiles dès la crèche…

Sous la pression d’un mouvement de protestation de parents d’élèves, d’enseignants et d’organisations de défense des droits de l’Homme, le ministère a annoncé le 5 octobre 2007 la suppression des champs relatifs à la nationalité (Annexe note(2)) – tout en maintenant le lieu de naissance.

Pour l’enfant, individu en devenir, toute information sortie de son contexte peut être source de discrimination. Confier autant de données personnelles à une administration qui pourra les faire circuler par Internet et les utiliser à des fins qui ne sont pas précisées, nous semble dépasser ce qui peut légitimement être exigé des familles. L’école doit rester un lieu protégé, un lieu où l’enfant doit pouvoir se développer sans être enfermé dans son passé.

Convaincus que les libertés individuelles sont trop importantes pour être abandonnées au bon vouloir des gouvernements et des administrations, nous demandons la suppression définitive du système Base élèves et des données déjà collectées.

Pétition mise en ligne à l’initiative du CORRESO (Collectif Rennais de Résistance Sociale), le 22/01/2008.

Texte finalisé par Line Lucas et Hélène Auneau (Rennes), Mireille Charpy (Grenoble) et François Nadiras (Toulon).

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Messages de forum :
pétition pour le retrait de Base-élèves
samedi 26 janvier 2008
par Jacques Martel, journaliste indépendant

Les élus sont nuls en matière policière... Ils ne sont pas différents de la presque totalité de la population. Cependant, ce n’est pas sans conséquences graves sur la démocratie d’aujourd’hui et celle qui sera la nôtre demain. Car ils prennent pour du cash tout ce que la police leur dit et lui accorde tout ce qu’elle demande. Les élus doivent protéger les droits et libertés des citoyens. Je vous invite à visiter mon site pour en savoir davantage. ( http://www.etaupolicier.com )

Mon nom est Jacques Martel. Suis journaliste depuis près de quarante ans. J’ai enquêté pendant plus de six ans sur les activités clandestines et illégales de la police en civil du Québec, Canada. Dans ce monde de l’ombre et du silence, les droits et libertés ne valent rien. La problématique est universelle, les tactiques policières étant les mêmes partout. Bref, peu importe le pays où vous habitez, la police en civil ( municipale, régionale, provinciale ou nationale ) procède ainsi.

À la suite de mon enquête, j’ai rédigé trois livres. J’y relate ce que j’ai découvert sur le terrain et élabore une analyse démontrant comment nous en sommes venus là. Jusqu’à présent, les visiteurs de mon site ont pu lire au complet et GRATUITEMENT L’Étau Policier tomes 1 et 2, au rythme de cinq pages chaque jour. Depuis quelques jours, j’y ai entrepris la publication du tome 3, toujours GRATUITEMENT.

Mon objectif n’est pas de faire fortune, mais de dévoiler aux élus et citoyens de ce monde supposément libre le vrai visage de la police en civil. Il ne faut pas oublier que les nouvelles technologies de l’information ont augmenté considérablement la capacité de la police de mater chaque individu. Il y a vraiment de quoi s’inquiéter sur l’avenir de notre démocratie.

Je signale que pendant et après mon enquête sur le terrain, la Sûreté du Québec, corps policier de la province de Québec, a tout fait pour me mettre des bâtons dans les roues afin de me museler.

Alors, si vous ne pouviez accéder au site, faites moi le savoir par courriel. Car il est fort probable que ce corps policier en bloque l’accès, ne souhaitant pas que ses illégalités clandestines soient connues des citoyens ( jacnaliste@gmail.com ou jacques120@sympatico.ca ou cag_30b8@hotmai.com ou encore zibilili@yahoo.fr ).

* J’apprécierais grandement un accusé réception de ce courriel.

* Svp, faites circuler l’adresse de mon site, notamment en l’inscrivant dans vos LIENS. Si vous croyez en la démocratie, aidez moi à informer les citoyens sur mon enquête journalistique. Seul, je n’y arriverai pas. Merci !



Grande enquête journalistique

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