Les brèves d’avril 2013

mardi 2 avril 2013
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Afghanistan : Le retrait en cours des forces françaises d’Afghanistan est une réussite, mais se traduit par plusieurs dizaines de millions d’euros de dépenses supplémentaires faute d’une anticipation suffisante, selon les conclusions de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur le sujet. A ce jour, l’engagement français en Afghanistan depuis 2001 a coûté près de 3 milliards d’euros pour les seules dépenses militaires, et à l’échéance de 2014, le surcoût total lié à l’opération devrait avoisiner les 3,5 milliards. La manœuvre est réussie, se félicitent-ils après examen des conditions du retrait ? Moins de 1 500 soldats français sont encore en Afghanistan début 2013 – ils étaient 3 600 mi-2012.

Bangladesh :Les autorités bangladaises ont déployé d’importantes forces de l’ordre dans tout le pays, en particulier à Dacca, la capitale, où 10 000 policiers et forces d’élite ont été mobilisés fin mars. Il s’agit de prévenir de nouvelles violences lors d’une grève générale décrétée par le principal parti islamiste du pays pour protester contre la condamnation à mort de leur leader. Ce parti a décrété une grèvede deux jours qui paralyse une grande partie du pays. Echoppes, écoles et administrations sont fermées. Le principal axe routier entre Dacca et la deuxième ville du pays, Chittagong, était quasiment désert. Les islamistes ont bloqué une autoroute menant à la région touristique de Cox’s Bazaar, où des centaines de vacanciers, dont des étrangers, étaient pris au piège. Le gouvernement a interdit les manifestations et attroupements dans au moins quatre villes du Nord.

Brésil :Une centaine de policiers du bataillon de choc ont expulsé par la force, vendredi 22 mars, une trentaine d’Indiens et de sympathisants qui occupaient depuis près de sept ans une vieille et imposante bâtisse, autrefois surnommée le Musée de l’Indien, qui jouxte le stade Maracana, où sera jouée la finale de la prochaine Coupe du monde 2014.Après des heures de face à face tendu, les forces de l’ordre sont intervenues alors qu’une partie des occupant de l’édifice, avaient accepté de quitter les lieux en échange d’un terrain au nord de la ville. La police - près de 250 hommes mobilisés, trois blindés et un hélicoptère - a rapidement dispersé la petite foule avec des gaz lacrymogènes et des grenades sonores. Plusieurs personnes ont été arrêtées. Au Brésil comme ailleurs, les événements sportifs sont un enjeu financier important... il faut donc nettoyer les alentours...

Cambodge :Les partisans de Mam Sonando ont accueilli par des scènes de liesse la libération du journaliste et défenseur des droits de l’homme, dans la matinée du vendredi 15 mars. Le propriétaire de Sambok Khmum (La Ruche), l’une des rares radios indépendantes du Cambodge a vu sa peine réduite à l’issue du procès en appel, où la faiblesse des charges retenues contre lui est apparue au grand jour. Après avoir prononcé dans un premier temps une peine de vingt ans de prison pour "appel à l’insurrection", la justice a abandonné cette accusation pour retenir "déforestation" dans le cadre d’un conflit foncier et condamner l’accusé à de cinq ans de prison. Compte tenu de son âge, 71 ans, Mam Sonando a vu sa peine ramenée à huit mois de prison, soit le temps déjà passé en détention, mais il reste en sursis pour quatre ans.

Centrafrique  : Les forces de la coalition rebelle Séléka ("l’Alliance", en sango), qui participait (aux termes de l’accord de Libreville) au gouvernement d’union nationale à Bangui, ont attaqué, lundi 11 mars, au matin, les villes de Gambo et de Bangassou (Sud), mettant en déroute l’armée centrafricaine... et le président Bozizé réfugié depuis en République démocratique du Congo. La rébellion reproche notamment au président Bozizé d’avoir mis en place un "shadow cabinet" (cabinet de l’ombre), dans lequel les ministres issus de l’opposition et de la rébellion sont flanqués de ministres délégués proches du pouvoir. Elle a dissout l’assemblée nationale et le gouvernement, et chargé l’ancien premier ministre d’en constituer un nouveau. Elle exige également le départ des troupes étrangères, en particulier sud-africaines. La France a dépéché des troupes mais seulement "pour protéger les ressortissants français et européens", affirme le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius.

Chili :le corps du poète Pablo Neruda va être exhumé,le prix Nobel de littérature 1971 a officiellement succombé le 23 septembre 1973 à une crise cardiaque liée à son cancer de la prostate, une explication longtemps acceptée par la famille de l’écrivain et la fondation Pablo Neruda.
L’écrivain avait trouvé la mort le 23 septembre 1973, douze jours seulement après le coup d’État militaire qui avait chassé du pouvoir Salvador Allende – dont Neruda était un proche – et marqué le début de la dictature d’Augusto Pinochet. Mais, selon le Parti communiste chilien à l’origine de la demande d’exhumation, l’ancien assistant et chauffeur du poète, Manuel Araya, soutient qu’il semblait en bonne santé jusqu’à ce qu’il reçoive une injection de ce qu’il pense être du poison, en raison de ses convictions politiques.

Chine :Le trafic d’êtres humains serait devenu un grave problème en Chine au cours des dernières décennies. Des milliers d’enfants disparaissent chaque année, enlevés par des bandes organisées de trafic humain. Nombre de parents en souffrance organisent eux-mêmes la recherche et reprochent aux autorités de ne pas les soutenir suffisamment. Il est difficile de savoir combien d’enfants sont enlevés chaque année : les sources varient entre dix mille et plusieurs dizaines de milliers. Les autorités ne fournissent de chiffres que pour ceux qui sont retrouvés et les organisations internationales ne souhaitent pas non plus entrer dans les détails car le sujet est sensible.

Chypre :L’ensemble des banques chypriotes bord de la banqueroute sont restées fermées pendant 10 jours dans l’attente d’un plan de sauvetage concocté par la troîka (UE, FMI, BCE). Les files d’attente se sont particulièrement allongées jeudi aux distributeurs de la Popular Bank (Laiki en grec), sur fond de rumeurs de fermeture ou de fusion. Alors que les responsables politiques du pays étaient encore réunis au palais présidentiel pour examiner un plan B après le rejet par les députés chypriotes des conditions draconiennes du plan de sauvetage européen conclu samedi, quelque 200 personnes manifestaient devant le Parlement. Ne touchez pas à Laiki, Maintenant la Laiki Bank, et quoi ensuite ? scandaient les manifestants, parmi lesquels beaucoup de femmes, alors qu’un important dispositif policier bloquait tout accès au bâtiment. Beaucoup de manifestants ont crié leur colère contre l’Allemagne et sa chancelière Angela Merkel : "nous ne serons pas les esclaves de l’Allemagne, proclamait une pancarte". Entretemps la troïka et le nouveau gouvernement (libéral) de Chypre ont trouvé la solution : faire payer les déposants quand même. Le ministre des Finances a démissionné le 2 avril. A suivre : l’avis des députés

Guatemala : Le général Efrain Rios Montt, 86 ans, a comparu mardi 19 mars, au premier jour de son procès pour génocide et crimes contre l’humanité devant un tribunal du Guatemala. L’ancien homme fort de ce pays d’Amérique centrale, reconnaissable à ses épaisses lunettes et à sa moustache grise, n’a pas beaucoup parlé au premier jour de son procès. Assigné à domicile depuis un an, l’ancien dictateur est accusé d’être responsable du massacre de 1 770 Indiens mayas de l’ethnie des Ixils dans le département de Quiché (nord), épicentre de la guerre civile qui a ravagé le pays entre 1960 et 1996, faisant 200 000 morts et disparus.

Guinée :On compte désormais huit morts et plus de 200 blessés depuis près d’une semaine à Conakry dans des violences impliquant les forces de l’ordre, des opposants, des pillards, des commerçants, des jeunes membres de différentes ethnies. En Guinée, pour accèder au pouvoir, les partis s’appuyent le plus souvent sur les divisions ethniques, particulièrement celles entre Peuls et Malinkés. Le principal parti d’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée, est dirigé par un Peul, Cellou Dalein Diallo, rival du président Alpha Condé, un Malinké, qui l’avait battu au second tour de la présidentielle de novembre 2010. Ces nouveaux incidents dans un pays à l’histoire marquée par la violence politico-militaire depuis la disparition de son premier président Sékou Touré, se déroulent un peu plus de deux mois avant des législatives maintes fois reportées et prévues pour le 12 mai.

Hongrie  : Le Parlement hongrois, dominé par le Fidesz du premier ministre Viktor Orban, a adopté, lundi 11 mars, une réforme liberticide de la Constitution du pays. La réforme a été approuvée par 265 élus sur les 386 que compte le Parlement, avec 11 voix contre et 33 abstentions. L’amendement le plus contesté retire à la Cour constitutionnelle une grande partie de ses pouvoirs, en l’empêchant de statuer sur le fond et de se référer à sa jurisprudence d’avant l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, le 1er janvier 2012. Il réintroduit par ailleurs plusieurs dispositions précédemment annulées par la Cour, comme une définition restrictive de la famille ou la possibilité d’expulser les SDF des lieux publics. Plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées devant le Parlement pendant le vote des députés pour manifester leur opposition à la modification de la Constitution.
A noter que ni cette réforme liberticide, ni les agressions contre les Roms qui restent impunies, ni les atteintes du gouvernement Orban contre la liberté d’expression et les droits des artistes n’inquiètent l’Union Européenne dont la Hongrie est membre.

Inde  :Trois mois après le viol collectif et la mort d’une étudiante qui avait déclenché de grandes manifestations à New-Delhi, le parlement indien a adopté, jeudi 21 mars, une nouvelle loi renforçant les sanctions contre les crimes sexuels. Le viol collectif est désormais passible d’une peine d’emprisonnement d’au moins 20 ans, pouvant aller jusqu’à la condamnation à mort si la victime meurt ou se retrouve dans un "état végétatif".Plus personne ne sera à l’abri de poursuites judiciaire en cas de crime sexuel. Les forces armées ne bénéficieront plus d’immunité et la justice pourra poursuivre un fonctionnaire sans avoir besoin d’une autorisation administrative. Si un agent de la police refuse d’enregistrer la plainte d’une victime de viol, il écopera d’une amende et même d’une peine de prison.
Reste à faire appliquer la loi.

Indonésie : Trois jours seulement après l’arrivée de plus de cent autres boat people du même pays, des pêcheurs indonésiens ont recueilli, vendredi 1er mars, 63 réfugiés de Birmanie dont le bateau dérivait au large de Sumatra. Tous membres de la minorité musulmane des Rohingyas, les passagers, dont vingt-cinq mineurs, ont été retrouvés la veille à environ 160 kilomètres du village côtier d’Idi Rayeuk.Dans un témoignage, un des réfugiés a affirmé que les boat people avaient quitté la Birmanie en direction de la Thaïlande mais que, une fois arrivés dans les eaux thaïlandaises, ils avaient été arraisonnés par les gardes-côtes du pays,il a assuré que l’embarcation comptait à son départ de Birmanie douze passagers de plus dont il suspecte qu’ils aient "été tués" dans les coups de feu tirés par les gardes-côtes thaïlandais. Des extrêmistes bouddhistes se livrent littéralement à la chasse aux musulmans. Une école musulmane incendiée le 2 vril a Rangoon a fait 13 morts.

Irak :L’Irak est sur le point d’imploser sous l’effet cumulé de la crise politique, sociale et économique qu’il vit. Dix ans après l’invasion et l’occupation américaines, les tensions entre les trois principales communautés – chiite, sunnite et kurde – se sont envenimées au point de friser la guerre civile. Les États-Unis et le Royaume-Uni s’efforcent de minimiser les preuves, pourtant éclatantes, que l’invasion et l’occupation de l’Irak ont donné naissance à l’un des gouvernements les plus dysfonctionnels au monde. Si tant d’Irakiens ont salué la chute de Saddam en 2003, indépendamment de leur opinion sur l’occupation étrangère, c’est en partie parce qu’ils croyaient que ses successeurs leur permettraient de retrouver une vie normale après des années de guerre et de sanctions internationales. Ils comprennent aujourd’hui avec amertume qu’ils se sont trompés, alors même que leur pays enregistre chaque année près de 100 milliards de dollars de revenus liés au pétrole.

Israël  : Après deux mois de négociations, le nouveau gouvernement israélien prête serment le lundi 18 mars. Benyamin Nétanyahou a fini par s’entendre avec ses deux principaux partenaires, le centre droit de l’ancien journaliste Yaïr Lapid, qui devient ministre des Finances, et le Foyer juif, le parti religieux nationaliste de Naftali Bennett. Ce dernier hérite du titre à rallonge de ministre de l’Économie, du Commerce, des Services religieux, de Jérusalem et de la diaspora. La voie est libre pour la suite de la colonisation en Cisjordanie, de l’humiliation et de la répression du peuple palestinien. Barak Obama, de passage récemment, n’y trouve rien à redire.

Liban :Le président libanais Michel Sleimane a accepté samedi la démission du premier ministre Najib Mikati, ouvrant la voie à la mise en place d’un gouvernement provisoire chargé d’expédier les affaires courantes. Le départ de M. Mikati, conséquence d’un conflit avec le Hezbollah, risque de déstabiliser davantage encore le Liban, déjà mis à mal par les effets de la guerre civile en Syrie. La démission de M. Mikati pourrait avoir pour effet de retarder le calendrier électoral. Pour l’ancien premier ministre Fouad Siniora, qui l’avait réclamée à plusieurs reprises, la démission de M. Mikati ouvre la possibilité d’un nouveau dialogue entre les différents partis libanais. Face à cette guerre sans fin entre partis confessionnels la gauche libanaise (dont le PCL) appelle à une nouvelle constitution et à des élections menant à une réelle représentation du peuple libanais.

Madagascar : A Madagascar, les autorités présentent toujours le Koweït et l’Arabie saoudite comme des eldorados, alors que s’accumulent les rapports accablants sur les viols, les violences ou les brimades dont sont victimes nombre de ressortissants malgaches émigrés et employés comme domestiques dans ces pays . Des journaux de la presse nationale malgache relatent le sort de ses femmes qui ont travaillées au Liban, au Koweït et en Arabie saoudite et qui essaie par tout les moyens possibles de s’enfuir de ces pays après avoir subie des mauvais traitements.

Pakistan :L’assemblée nationale pakistanaise a achevé, jeudi 14 mars, pour la première fois de son histoire une législature complète de cinq ans, prélude à des élections nationales attendues à la mi-mai pour le seul pays musulman doté de l’arme nucléaire. Il appartient désormais au président Zardari, veuf de l’ex-première ministre Benazir Bhutto, assassinée le 27 décembre 2007, lors de la dernière campagne électorale nationale, d’annoncer la date précise de ces législatives. La perspective de ces élections s’accompagne d’un regain de violence liée à la présence massive de Talibans afghans au Pakistan, notoirement soutenus depuis toujours par les services secrets pakistanais.

Palestine : Missarah Abu-Hamdieh, 64 ans, emprisonné depuis 2002, et victime depuis plusieurs années de négligences médicales délibérées alors qu’il était atteint d’un cancer, est mort à l’hôpital « Soroka » où il avait été transféré de la prison « Eshel » de Beersheba dans un état très grave, et malgré cela menotté à son lit, selon son avocat. La colère est grande parmi ses compagnons de détention, comme dans toutes les prisons.
Dans un communiqué, l’Association France-Palestine Solidarité dénonce ce traitement indigne et précise "nous attendons aujourd’hui de la France et de l’Europe une réaction à la hauteur du scandale que constitue la situation des prisonniers politiques palestiniens (...) La question des conditions d’arrestation, de jugement et de détention des prisonniers palestiniens est aujourd’hui sortie de l’ombre et n’y replongera pas. Elle est une donnée majeure de la situation politique palestinienne". L’AFPS exige une commission interna-tionale d’enquête sur les conditions de cette mort et le suivi médical des prisonniers.

Rwanda :L’ex-général congolais Bosco Ntaganda, surnommé "Terminator", recherché pour crime de guerre, s’est rendu, lundi 18 mars, à l’ambassade des États-Unis à Kigali, au Rwanda. Il a demandé à comparaître devant la Cour pénale internationale (CPI).Les raisons pour lesquelles Bosco Ntaganda s’est soudain rendu à l’ambassade des États-Unis et a demandé à être déféré devant la CPI ne sont pas connues. Sa reddition pourrait avoir un lien avec les récents affrontements armés, dans l’est de la RDC, entre les factions du M23. La situation de Bosco Ntanga pourrait aussi être le résultat de la perte du soutien de la part des autorités rwandaises. le Rwanda, comme dix autres pays de la région, a paraphé fin février un accord-cadre régional destiné à ramener la paix dans l’est de la RDC, dont les signataires s’engagent à ne pas accueillir d’individus recherchés par la justice internationale.

Serbie :La Serbie et le Kosovo ont achevé mercredi 20 mars sans résultat une série de négociations destinées à mettre fin à la partition ethnique dans l’ancienne province serbe qui a unilatéralement déclaré son indépendance en 2008. Belgrade, qui souhaite rejoindre l’Union européenne (UE), est l’objet de pressions pour tenter de surmonter le désaccord qui existeentre la majorité albanaise du Kosovo et la minorité serbe concentrée dans le nord, qui demande la partition. Le premier ministre kosavar, Hashim Thaci et le président serbe, Tomislav Nikolic, ont tous deux annoncé que les deux parties étaient proches d’un accord. Belgrade semble en effet prêt à reconnaître l’autorité du gouvernement kosovar sur le Nord serbe, en échange de l’autonomie de cette partie du pays, sur laquelle Pristina n’exercerait qu’un pouvoir très limité.

Slovénie : La première ministre slovène de centre-gauche, Alenka Bratusek, a annoncé mercredi 13 mars un accord de gouvernement entre son parti, Slovénie Positive, et trois autres formations, le Parti des retraités (DeSUS), la Liste citoyenne (DL, centre-droit) et le Parti social-démocrate (SD). Alenka Bratusek, première femme à accéder à cette fonction en Slovénie, met ainsi un terme à la crise politique qui menaçait le pays, en disposant désormais d’une majorité de 49 députés (27 PS, 10 SD, 7 DL et 5 DeSUS) dans un Parlement de 90 sièges. Alenka Bratusek doit déposer la liste du gouvernement au Parlement avant demain jeudi minuit, puis se faire investir la semaine prochaine, un vote au Parlement étant attendu le 20 mars. C’est à ce nouveau gouvernement que reviendra la tâche de règler la question des banques slovènes au bord de l’asphyxie... Du travail pour la troïka.

Syrie :Les violences ont fait rage mercredi en Syrie, où l’armée a bombardé le sud de Damas, au lendemain d’une attaque aux armes chimiques qui a fait 31 morts dans la province d’Alep (nord).
Le régime et l’opposition se sont accusé mutuellement de cette attaque et ont demandé à la communauté internationale d’agir pour empêcher le recours aux armes chimiques. Parallèlement, le président syrien Bachar al-Assad a effectué sa première apparition publique depuis janvier, avec une visite surprise dans un centre de formation dédié aux Beaux-Arts dans le centre de Damas alors que son pays est dévasté depuis deux ans par un conflit meurtrier. Dans le même temps on apprenait que 3500 tonnes d’armement avait été livrées aux rebelles syriens par la Jordanie et la Turquie. Origine des armes ? Arabie Saoudite et Qatar avec l’aide "technique" de la CIA...

Tunisie :Le Forum Social Mondial s’est terminé à Tunis par une large manifestation qui s’est déroulée sans incidents. Pendant plusieurs jours les perspectives politiques après le printemps arabe et la place des femmes dans les révolutions ont été au coeur des débats du FSM. Une réussite pour ce pays où quelques jours plutôt encore des milliers de personnes défilaient à Tunis, pour marquer la fin d’un deuil de 40 jours après le meurtre de l’opposant Chokri Belaïd, un crime qui a exacerbé une crise politique et n’est toujours pas pleinement élucidé. Des portraits du défunt apparaissaient dans le cortège, barrés de la phrase "Qui a tué Chokri Belaïd ?" Le peuple tunisien a de la mémoire et une volonté de fer.

Vietnam :Les autorités vietnamiennes ont lancé une offensive contre les blogueurs, jugés trop impertinents et critiques. Huynh Ngoc Chenh, journaliste à la retraite critique l’Etat-parti omniprésent, les mensonges d’État – "Sur le papier, le Vietnam est un pays démocratique, mais c’est faux" –, et la politique économique – "ce mélange de capitalisme sauvage et de socialisme, qui nourrit la corruption, ne mène à rien" – . Il n’hésite pas non plus à dénoncer la bienveillance vietnamienne envers l’hégémonie de la Chine, qui se traduit par des revendications croissantes de Pékin sur une partie de la Mer de Chine méridionale réclamée également par le Vietnam.

Zimbabwe : Trois assistants du premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai ont été arrêtés dimanche 17 mars par la police, au lendemain d’un référendum constitutionnel censé relancer la démocratie dans ce pays gouverné depuis 33 ans par le président Robert Mugabe. M. Tsvangirai a beau être devenu premier ministre en 2009, au sein d’un gouvernement de cohabitation imposé pour éviter une guerre civile, beaucoup de ses partisans continuent de vivre dans la peur, de même que des militants des droits de l’homme. Ce nouvel incident intervient alors que les opérations de dépouillement du référendum se poursuivent et que la victoire du "oui" fait peu de doutes au vu des premiers résultats incomplets ainsi que du soutien conjoint de MM. Mugabe et Tsvangirai à la nouvelle Constitution, marchandé pendant trois ans. La nouvelle Constitution devrait, pour la première fois, mettre un frein au pouvoir présidentiel.



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