Marseille, la ville où les écoles sont en danger.

vendredi 27 mars 2015
par  la_peniche
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À Marseille c’est bien connu, la mairie préfère avoir un beau stade pour l’OM et des magasins chics sur les Terrasses du Port, plutôt que suffisamment d’écoles salubres et respecter la loi sur la réforme des rythmes scolaires des enfants. On se demande pour qui l’équipe Gaudin dirige la ville, en tout cas certainement pas pour les marseillais. Trop habituée aux courbettes du syndicat FO, voilà qu’elle prend le mors aux dents devant la grève des personnels de cantine menée par la CGT.

Communiqué de presse de la CGT des Territoriaux de la ville de Marseille
24 Mars 2015


Les personnels des écoles de Marseille, qui avaient lancé une alerte sur les conditions de travail des personnels, portant sur la vie, le bien être et la sécurité des enfants, et qui s’étaient mis en grève depuis septembre, viennent de recevoir un ordre de réquisition, dont le seul objectif est de remettre en cause le droit de grève, liberté fondamentale de la République.

La CGT des Territoriaux de Marseille dénonce cette atteinte aux libertés et poursuivra son action jusqu’à l’obtention des moyens nécessaires en poste pour répondre de manière efficace aux besoins des familles de la ville de Marseille.

Écoles : Menaces sur le droit de grève, Gaudin refuse de négocier, il réquisitionne.

Au début, souvenez-vous on ne parlez que du refus de la ville d’appliquer la réforme des rythmes scolaires. Cette question a agit comme un catalyseur révélant l’état déplorable des écoles primaires marseillaises dont l’état de vétusté est scandaleux et le taux d’encadrement des enfants est l’un des plus faible de France.

Depuis le mois de septembre, les personnels des cantines municipales des écoles sont, à l’appel de la CGT, en grève car désormais les missions du service public ne peuvent plus être remplies et répondre aux besoins des familles. Devant le refus de négocier de la Mairie, le préavis de grève qui court depuis le retour des vacances de février a été prolongé jusqu’au 3 avril.

Ainsi le seul objectif de cet arrêté de réquisition, est de faire pression sur les personnels pour que leur mouvement légitime s’arrête. C’est ni plus ni moins une remise en cause du droit de grève.

De même, à l’école de la Busserine, dans le 14e arrondissement, où les enseignants et les parents demandant des travaux de sécurité ont du faire face aux pressions des élus FN de leur mairie de secteur. En l’occurrence Gaudin-Ravier même combat contre la démocratie.


Soutenus par les représentants du syndicat FSU-Snuipp et des élus de gauche du secteur, ils protestent contre le déménagement de l’établissement prévu à compter d’aujourd’hui, dans des locaux "toujours en chantier et qui présentent des risques pour la sécurité des enfants", précise Sébastien Fournier, enseignant et délégué syndical FSU. [1]

Selon plusieurs témoins, l’élu, M. Herzallah, interrogé sur des financements de projets d’école bloqués par sa mairie de secteur, se serait emporté, répétant à plusieurs reprises : « Je m’en souviendrai, vous le regretterez. »

M. Herzallah n’est pas l’élu officiellement désigné pour assister aux conseils de l’école Busserine. « La mairie l’envoie parce qu’il est d’origine maghrébine, en croyant qu’il pourra s’adresser plus facilement aux parents d’élèves », assure-t on. C’est l’arabe de service !

Saisi du dossier, le rectorat d’Aix-Marseille confirme « être en cours d’instruction, pour savoir quelles suites il pourrait donner ». A l’école Busserine, certains enseignants assurent qu’ils déposeront « au moins une main courante, si l’institution ne porte pas plainte ». [2]

Nous avons supporté l’insupportable.

Un rapport accablant du Comité d’Hygiène et sécurité concernant cette fois l’école primaire du boulevard National dans le 3e arrondissement avait en mai dernier révélé des manquements graves aux règles de sécurité et d’hygiène. La cour de récrée est un ancien parking, les classes sont trop petites et les toilettes insuffisantes. Tous, parents et enseignants, réclament la fermeture de cette école et son déplacement dans des locaux adaptés.

Lorsqu’ils ne sont pas livrés aux promoteurs, les espaces publics, comme la caserne du Muy voisine, ne manquent pas dans ce secteur de Marseille. C’est encore une fois dans ces quartiers que 10 classes n’ont pu ouvrir faute de locaux. Pour la Mairie, il semblerai que cela rapporte plus de « commissions occultes » de vendre des terrains à un promoteur que d’entretenir les écoles communales.

Autre conflit, celui des parents d’élèves de l’école de la Maurelette dans le 14e arrondissement. Ils réclament un service minimum les jours de grève et n’hésitent pas à partager les revendications des agents des écoles. Le manque de personnel chronique n’a toujours pas été prise en compte par la Ville de Marseille, qui n’a répondu que partiellement au problème d’effectif dans les écoles et refuse de négocier avec la CGT.

La réquisition est vécue comme une insulte pour les personnels. Arlette, cantinière, n’en revient toujours pas. « La grève est un droit à partir du moment où nous ne troublons pas l’ordre public. Nous allons signer l’ordre de réquisition pour ne pas nous exposer à des sanctions. »

L’arrêté du maire ne vise donc qu’à faire peur et dissuader les agents de poursuivre leur mouvement. Ce matin, Arlette se déclarera gréviste et prendra son service, la rage au cœur. En 20 ans de carrière, elle n’avait jamais vécu une telle situation. Entre les deux tours des départementales, Jean-Claude Gaudin tente l’épreuve de force, en cherchant à faire taire une contestation, qui a mis en lumière son manque d’intérêt pour l’école. [3]

Le 14e arrondissement de Marseille, l’un des plus pauvre, est aussi le fief du FN qui a déjà montré ce qu’il savait faire : autoritarisme fascisant, provocations, haine des français issus de l’immigration, gestion à sens unique et diminution drastique des subventions aux associations d’aide sociale.

Si le FN faisait du social cela se saurait !

Les électeurs devront s’en souvenir au moment d’insérer leur bulletin dans l’urne dimanche prochain. Dans les Bouches-du-Rhône, cette assemblée départementale, qui sera en avril prochain strictement mixte, (29 femmes et autant d’hommes), gère un budget annuel de deux milliards six cents millions. Dont plus de la moitié est consacrée à l’aide sanitaire et sociale, aux collèges, à l’enfance et au versement du RSA, le Revenu de solidarité active. Tous secteurs pour lesquels le FN a déjà montré que cela ne faisait pas parti de ses priorités. [4]

Avis aux électeurs !

La_peniche


[1Source La Provence du 26/3/2015

[2Source Le Monde du 18/3/2015

[3source La Marseillaise 26/3/2015

[4Interrogé par GoMet’ sur ses premières réalisations de gestion, le maire de secteur de Marseille décompte le nombre d’autorisations délivrées en vue d’accueillir un étranger dans le périmètre des arrondissements 13 et 14.. Là où son prédécesseur accordait 550 hébergements, au cours du premier trimestre de 2014, M.Ravier n’en avalisera que 55 lors du troisième trimestre. Une chute d’hospitalité de 90% dont il se montre très fier, jurant n’avoir fait que respecter la loi, concernant l’habitat, les revenus et l’assurance.



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