Où l’on reparle de la SOGIMA

lundi 27 avril 2015
par  Charles Hoareau
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On avait laissé les lecteurs de Rouge Midi sur une situation de conflit à la SOGIMA, cette société d’économie mixte immobilière co-gérée par la mairie de Marseille et la caisse d’épargne. Conflit social se traduisant par le licenciement de Jérôme AUBERT, représentant syndical CGT sur fond de dénonciation par la section syndicale des méthodes de gestion et de nombre de choix de la direction et en particulier ceux du directeur M. Orsini par ailleurs propriétaire personnellement de plusieurs dizaines de logements aux pratiques plus que douteuses d’où le sentiment qu’intérêt personnel et intérêt collectif de la société se mélangeaient allègrement.

Suite au rassemblement du 16 février en solidarité avec Jérôme devant la SOGIMA et l’entrevue avec la direction qui ne donna rien Jérôme était licencié. Mais il y avait un hic…pour la direction s’entend. En effet, Jérôme ayant été désigné représentant syndical la loi stipule que dans ce cas la direction doit consulter le comité d’entreprise et demander l’autorisation de licenciement à l’inspection du travail. Ce qu’elle ne fit pas en faisant appel à un curieux stratagème. En effet elle essayait de faire croire que la nomination de représentant syndical était nulle parce que postérieure à la mise en route de la procédure de licenciement le visant.

A peine désigné le vendredi, Jérôme recevait le lundi par huissier une convocation pour entretien préalable au licenciement et la direction prétendait, malgré l’accusé de réception et donc contre toute évidence qu’elle n’avait pas reçu le courriel du vendredi !!

Pour rendre légal la procédure illégale, et donc le licenciement aussi, il ne lui restait plus qu’à saisir le tribunal d’instance seul compétent pour annuler la désignation ce qu’elle fit. Mal lui en prit ! Comment faire avaler à un tribunal que la désignation était postérieure à la convocation (ou que la CGT n’existait pas dans l’entreprise argument abandonné à la barre) quand la CGT répondait point par point et démontait tous les éléments apportés par la SOGIMA.

A l’issue de l’audience le verdict ne faisait guère de doute ! Le 11 mars la désignation était validée par le tribunal et le directoire, instance dirigeante de la SOGIMA renvoyée dans les cordes…

Le licenciement devenait donc nul, le directoire piteux n’insistait pas, exit les fautes imaginaires trouvées au délégué CGT, Jérôme AUBERT était réintégré.

Mais ce n’était pas tout ! Il lui fallait boire le calice jusqu’à la lie.

Le 15 mars avaient lieu les élections DP/CE. Les salarié-e-s enfonçaient le clou et plaçaient la CGT en tête dans les deux collèges Agent de maitrise/Cadres et ouvriers/employés.

C’est donc une nouvelle ère qui s’ouvre pour la SOGIMA. Comme le dit la CGT de la SOGIMA « un combat important commence, et comme à notre habitude, nous ne lâcherons rien ! Faisons front ! Restons unis ! La vieille dame a survécu à une guerre mondiale, nous la ferons survivre à un Directoire ! »



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