Le capitalisme et la liberté

jeudi 19 octobre 2006
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Jean Paul nous fait part de sa colère et de sa volonté d’agir aussi...nous partageons également toutes les deux.
Parce qu’ils ont refusé d’enlever de leurs statuts leur volonté d’en finir avec le capitalisme les jeunes communistes tchèques se voient refuser le droit de s’exprimer et de s’organiser...
Sale temps pour les libertés.

SCANDALEUX ! INTERDICTION DE L’UNION DE LA JEUNESSE COMMUNISTE EN REPUBLIQUE TCHEQUE

Début 2006, l’Assemblée du Conseil de l’Europe, qui regroupe des parlementaires nationaux de 46 pays, avait lancé une campagne anticommuniste à partir d’un rapport d’un député suédois démocrate-chrétien sur « les crimes commis par les régimes communistes totalitaires ». Le rapport condamnait aussi bien l’idéologie communiste que les organisations et les militants qui s’y référaient et refusait de faire une distinction entre l’idéologie communiste et la pratique de certains régimes qui s’étaient proclamés communistes. Cette offensive n’était pas due au hasard ; elle visait à contrer le mouvement de contestation des politiques néolibérales menées dans les pays de l’Est.

Les protestations contre ce rapport (pétitions, manifestations) n’avaient pas réussi à empêcher le vote d’une résolution mais elles avaient contribué au rejet d’une recommandation plus contraignante adressée au Conseil des ministres. Ce rapport du Conseil de l’Europe a donné le signal de la campagne anti- communiste qui se développe actuellement dans de nombreux pays de l’Est. Dans certains pays, la promotion des idéaux communistes est interdite - on ne peut y faire référence à Marx ou Lénine, ni à la lutte des classes - , dans d’autres pays, ce sont les symboles du mouvement communiste qui sont prohibés, comme la faucille et le marteau, sous peine de poursuites devant les tribunaux.

En République tchèque, une offensive anticommuniste s’est développée au cours de la dernière campagne électorale avec une véritable criminalisation du Parti Communiste de Bohême-Moravie (KCSM), ce qui a sûrement contribué à lui faire perdre des voix et des sièges de parlementaires. Relayées par certains médias et partis politiques et au sein même du gouvernement, ces attaques ont franchi un nouveau palier avec la décision du Ministre de l’Intérieur d’interdire l’Union de la Jeunesse Communiste (KSM) qui a été officiellement dissoute le 12 octobre sous le prétexte qu’elle développe des activités normalement réservées à des partis politiques, qu’elle prône dans son programme « la propriété collective des moyens de production » et qu’elle proclame la nécessité d’une « révolution socialiste ». Dans ce pays, remettre en cause l’économie de marché et la propriété privée des moyens de production devient un crime !

Cette décision est intolérable. Elle doit être rapportée et la liberté d’opinion respectée. Une campagne de pétitions a été lancée en République tchèque et sur le plan international. Pour apporter son soutien aux jeunes communistes tchèques et demander l’annulation de l’interdiction de leur organisation, s’adresser à :
KSM Politickych veznu 9 111 21 Prague 1 CZECH REPUBLIC
e-mail : international@ksm.cz



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vendredi 20 octobre 2006 à 17h12 - par  Silvestre

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