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Suicide au Canet

samedi 2 décembre 2006

Il n’y a pas et il n’y aura pas de rubrique fait divers sur Rouge Midi.

Où faut il classer l’information qui suit ? Ceux qui justifient les lois Sarkozy peuvent ils nous répondre et nous dire dans quelle société veulent ils vivre ?

Un sans-papiers turc de 22 ans, sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière, s’est suicidé vendredi soir dans sa chambre du centre de rétention du Canet, à Marseille, a annoncé samedi la Cimade.

Interpellé en octobre sur un chantier dans le Vaucluse, l’homme s’est pendu dans sa chambre, indique l’association. L’autre homme qui partageait sa chambre a tenté de lui porter secours et alerté les gardiens vers 23h00.

Les pompiers qui sont aussitôt intervenus n’ont pu le ranimer, a précisé une représentante de la Cimade (service oecuménique d’entraide).
Une enquête judiciaire a été ouverte après ce qui est, selon la Cimade, le premier suicide au centre de rétention du Canet.

Un porte-parole de la préfecture des Bouches-du-Rhône, joint au téléphone, n’a pas démenti l’information, mais n’a souhaité faire "aucun commentaire", renvoyant vers la justice.

"Nous ne connaissons pas les raisons de son acte, cependant cela met en évidence l’absurdité et la violence d’un système qui enferme des personnes qui n’ont rien fait d’autre que de vouloir améliorer leur condition de vie en venant en France", a estimé la Cimade dans un communiqué.
Interpellé en octobre lors d’un contrôle sur un chantier, le jeune Turc était arrivé au centre de rétention du Canet le 22 novembre. L’arrêté de reconduite à la frontière pris à son encontre était applicable avant le 9 décembre.

L’homme, qui ne parlait pas français, n’avait pas engagé de recours contre l’arrêté, a encore précisé la Cimade, qui assure un soutien juridique des étrangers.
Le centre du Canet, qui dispose de 136 places, abrite actuellement 89 personnes susceptibles d’être reconduites à la frontière, selon la Cimade.

Selon la même source, les policiers du centre de rétention n’effectuent pas de rondes de surveillance pendant la nuit. Des caméras de surveillance sont installées dans les halls, mais pas dans les chambres.

Le co-détenu qui a donné l’alerte, "profondément déstabilisé", va être hospitalisé, a encore indiqué une représentante de la Cimade.

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