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Rigoberta Menchຠ: bientôt un virage à gauche au Guatemala ?
samedi 17 février 2007
Après plusieurs années marquées par un basculement à gauche de nombreux pays dâ€â„¢Amérique Latine, le Guatemala pourrait-il à son tour suivre le mouvement ? Une question qui se pose avec lâ€â„¢annonce de la candidature de Rigoberta Menchàº, la porte-parole des Mayas et prix Nobel de la paix.
Le bruit de sa possible candidature à la présidence courrait depuis quelque temps. Câ€â„¢est aujourdâ€â„¢hui chose acquise. Rigoberta Menchຠa décidé, selon le journal guatémaltèque Siglo XXI, de se lancer dans la course : « En ce moment tous ceux qui me suivent sont prêts pour les présidentielles (en septembre 2007, ndlr) », a-t-elle confié au quotidien.
Fille dâ€â„¢un père activiste pour les droits des indiens et dâ€â„¢une mère « accoucheuse » (dans la tradition indienne), la biographie de Rigoberta Menchàº, 48 ans, nâ€â„¢a rien de banal. Née à Chimel au Guatemala, elle a reçu 33 ans plus tard, en 1992, le prix Nobel de la paix pour son travail en rapport avec « la justice sociale et la réconciliation ethnoculturelle basées sur le respect pour les droits des peuples autochtones »â€Â¦ ouf ! En fait, son engagement en faveur de la protection des droits des indiens guatémaltèques (60% de la population).
Rigoberta avait aussi participé aux luttes contre les violations des droits de lâ€â„¢homme perpétrées par la junte militaire au pouvoir au Guatemala. Un choix militant qui lâ€â„¢avait obligée à sâ€â„¢exiler au Mexique.
Aujourdâ€â„¢hui, Rigoberta espère relever un autre défi : être la première présidente indienne du Guatemala. Le pays est gouverné depuis 2004 par Oscar José Perdomo, conservateur, issu dâ€â„¢une famille de grands propriétaires terriens. Dâ€â„¢après la presse locale, Rigoberta a déjà cité le président bolivien Evo Morales comme référence. Elle aurait déclaré que le moment est venu pour les « gouvernements nationalistes et favorables aux minorités indiennes » dâ€â„¢accéder au pouvoir. Après lâ€â„¢élection dâ€â„¢Evo Morales et la réélection de Chavez, Lula ou Ortega (Nicaragua) le virage à gauche de lâ€â„¢Amérique Latine va peut-être encore se confirmer.
Source Marianne
Transmis par Linsay
Rouge Midi