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Le rapport enterré
lundi 23 janvier 2006
Europe- Israel
L’Autriche, qui a pris le 1er janvier la suite du Royaume-Uni à la tête du Conseil européen reviendra-t-elle sur la décision britannique de ne pas rendre public le rapport sur Jérusalem-Est remis en novembre aux ministres des affaires étrangères de l’Union européenne par les diplomates des Vingt-Cinq en poste à Jérusalem et à Ramallah ? C’est peu probable, le rapport de forces sur ce point n’ayant pas changé au sein du Conseil.
Pourquoi ce texte d’une dizaine de feuillets a-t-il provoqué en novembre, lorsqu’ils en ont pris connaissance, la colère des dirigeants israéliens, puis cette reculade de Bruxelles ? Parce qu’il donne la caution de l’Europe à un constat de la situation à Jérusalem-Est accablant pour Israél.
Après avoir examiné le développement de la colonisation à l’intérieur et autour de Jérusalem-Est, constaté que le mur de séparation, construit en violation du droit international, coupe les Palestiniens de leurs compatriotes de Ramallah et de Bethléem et recensé les mesures de harcèlement administratif et réglementaire imposé aux Palestinens, le rapport conclut que "les politiques coordonnées menées par Israél démontrent clairement l’intention d’Israél de faire l’annexion de Jérusalem-Est un fait concret".
Le document souligne aussi que "les initiatives d’Israél radicalisent une population palestinienne de Jérusalem qui était jusqu’à présent relativement paisible".
Il relève enfin que "les activités israéliennes à Jérusalem violent à la fois ses obligations définies par la "feuille de route" et la loi internationale".
Constat sévère pour Israél...et pénible pour l’Union européenne : membre du Quartet (avec la Russie, les Nations unies et les Etats-Unis), n’est-elle pas censée promouvoir l’application de la "feuille de route" et veiller au respect de ses dispositions ?.
Linsay ; source, revue de presse "le nouvel observateur"
Rouge Midi