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Manifestation contre le CPE du 18 mars : un syndicaliste dans le coma

lundi 20 mars 2006

Un syndicaliste de SUD-PTT âgé de 39 ans est dans le coma à la suite de blessures reçues lors des heurts survenus avec les forces de l’ordre samedi en fin de manifestation place de la Nation à Paris et le pronostic vital des médecins est "réservé".
Lundi 20-03-06 SUD-PTT a annoncé que son militant était dans le coma, confirmant une rumeur née dimanche mais que ni les autorités ni le syndicat, sollicités par l’AFP, n’avaient alors confirmée.

La fédération SUD-PTT affirmait que "lors de la manifestation du 18 mars pour le retrait du CPE, un adhérent de SUD-PTT avait été violemment piétiné par une charge des forces de l’ordre" tandis que la préfecture de police annonçait l’ouverture d’une enquête de l’Inspection Générale des Services (IGS) diligentée par le parquet de Paris.

Le syndicat dénonce une attitude "particulièrement scandaleuse" des forces de l’ordre qui, selon lui, ont "refusé d’appeler les premiers secours". "Ce sont des manifestants qui ont dû eux-mêmes chercher les secours", poursuit SUD.

De son côté, la préfecture de police évoquait "un homme blessé samedi soir dans le secteur de la place de la Nation lors des échauffourées qui ont opposé des groupes violents aux forces de police".

Le directeur de l’hôpital Henri-Mondor, où l’homme a été admis dimanche en service de neurologie après avoir été conduit à l’hôpital Saint-Antoine, proche de la Nation, a évoqué un homme "ayant été mêlé aux incidents lors de la manifestation", sans donner plus de précision sur l’origine des coups. Il a évoqué un "pronostic réservé".

De son côté, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), a précisé qu’il souffrait d’un "traumatisme crânien sévère avec lésions traumatiques intracérébrales".

Toujours selon l’AP-HP "son état neurologique et son état de conscience font émettre un pronostic réservé, à la fois sur le plan vital et sur le plan fonctionnel".

Des incidents avaient éclaté pendant six heures aux alentours de la Nation à l’issue de la manifestation. La préfecture avait précisé qu’aucun policier n’avait été grièvement touché.

Depuis le début des manifestations anti-CPE, les autorités vivent dans la hantise du "syndrome Malik Oussekine", du nom du jeune homme décédé en 1986 après avoir été frappé par des motocyclistes de la préfecture de police, en marge d’une manifestation contre la loi Devaquet. Ce décès avait encore grossi les rangs des manifestations, forçant le gouvernement à retirer le projet Devaquet.

Après les violences survenues lors de la manifestation étudiante et lycéenne, le 17 mars, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy avait répété ses consignes de retenue aux forces de l’ordre : "Le plus souple possible avec les vrais manifestants, le plus sévère possible avec les vrais délinquants".

La semaine dernière, il leur avait demandé d’être "des exemples de retenue, de sang froid et de strict respect de la déontologie".

Linsay avec AFP

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