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Retrait du CPE : les réactions
mercredi 12 avril 2006
Réactions politiques
Le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a estimé lundi que la disparition du CPE décidée par Jacques Chirac était "un succès pour les étudiants, les salariés et leurs organisations", et constituait "la seule issue possible".
Saluant "l’esprit d’unité, le sens des responsabilités" des organisations syndicales, étudiantes et lycéennes qui "leur ont permis d’obtenir gain de cause", M. Ayrault a souligné, dans un communiqué, que "la disparition du CPE était également une satisfaction pour les députés socialistes dont le travail pédagogique tout au long de ce processus a permis une prise de conscience des Français sur les dangers du CPE".
Il a prévenu que son groupe serait "particulièrement vigilant sur la nouvelle proposition de loi afin que les dispositions abrogées ne soient pas introduites subrepticement". M. Ayrault a "regretté la lenteur, la confusion et les intrigues qui ont régné au sommet de l’Etat avant d’aboutir à cette décision". Pour lui, "elles traduisent le délitement d’un pouvoir chiraquien qui a plongé les institutions dans une crise de régime".
Le député européen (Verts) Jean-Luc Bennahmias a félicité lundi les mouvements de jeunesse pour avoir "réussi à faire plier le gouvernement", et a estimé que le Premier ministre n’avait "plus qu’une seule chose à faire, c’est de démissionner". "Je félicite l’ensemble des mouvements de jeunesse étudiants et lycéens pour avoir enfin réussi à faire plier le gouvernement face aux propositions continuelles de régression sociale", a dit l’ex-secrétaire national des Verts, dans une déclaration à l’AFP.
"Dominique de Villepin n’a plus qu’une seule chose à faire, c’est de démissionner", a-t-il ajouté.
Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers a ironisé lundi sur "le parti unique de la reculade, l’UMP-CGT, dirigé par Nicolas Sarkozy et Bernard Thibault", après l’annonce du remplacement du CPE par un autre dispositif.
"Nicolas Sarkozy qui a tiré les ficelles montre ainsi son vrai visage : c’est le champon de la +rupturette+, c’est un capitulard qui réforme sur les plateaux de télé puis recule au premier sifflet et au premier pavé", a déclaré Philippe de Villiers dans un communiqué.
"A partir d’aujourd’hui, le MPF souhaite la bienvenue à tous les Français qui se sentent trompés, qui ne veulent plus que le gouvernement recule devant la rue, les syndicats et les casseurs", a-t-il ajouté. "Tous ensemble nous allons former le grand rassemblement de la rupture, la rupture avec ce système qui trahit la France", a-t-il encore déclaré.
Réactions syndicales
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a déclaré lundi à l’AFP, après l’intervention du Premier ministre, que "l’objectif de retrait du CPE était atteint", même s’il attendait de connaître "le contenu détaillé de la nouvelle proposition de loi".
Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, a salué lundi "le retrait" du CPE comme un "succès" de "l’action convergente des salariés, étudiants et lycéens ainsi que de l’unité syndicale", dans une déclaration à l’AFP.
"Le changement de l’article de loi instituant le CPE consacre son retrait, c’est ce que nous demandions, il disparaît. La CGT se félicite de l’authentique succès ainsi remporté par l’action convergente des salariés, des étudiants et des lycéens ainsi que de l’unité syndicale sans faille qui s’est exprimée tout au long du mouvement", a déclaré Mme Dumas. "Désormais nous attendons la promulgation de la nouvelle loi très rapidement et nous montrerons vigilants de sorte que le nouveau dispositif qui sera arrêté ne soit en rien dérogatoire au code du travail", a ajouté Mme Dumas.
Linsay avec AFP
Rouge Midi