Espoirs, craintes et perspectives pour le peuple grec

mardi 10 mars 2015
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La situation en Grèce à l’issue des dernières élections suscite beaucoup d’espoirs chez les progressistes français et européens, mais aussi du scepticisme. Syriza tiendra-t-elle ? Quel rôle va jouer le peuple grec que le KKE appelait à l’action à la veille des élections et quel que soit le résultat de celles-ci ? Alors que dans l’aile gauche de Syriza il en est pour trouver que le gouvernement a trop cédé quelles sont les perspectives ?

Sur ces questions, deux points de vue, plus sous forme de question que de vérité à asséner et qu’il nous a semblé utile de diffuser.

Contre l’austérité à perpétuité : Soutenir la Grèce

Appuyée par la plupart des capitales européennes, l’Allemagne n’accepte pas l’arrivée au pouvoir à Athènes d’un gouvernement de gauche déterminé à appliquer son programme. Elle prétend tirer argument de sa domination économique et financière pour contraindre la Grèce à tenir le cap d’une politique d’austérité qui l’a ruinée.

Les Grecs n’ont pas besoin qu’on leur explique la signification du terme « démocratie ». Pourtant, les leçons pleuvent sur leurs têtes depuis qu’ils ont porté au pouvoir une force de gauche déterminée à tourner le dos aux politiques d’austérité qui depuis six ans les tourmentent. Les admonestations leur sont dispensées d’autant plus copieusement que les maîtres d’école savent de quoi ils parlent. Eux qui ont imposé des traités rejetés par le suffrage populaire et renié leurs engagements de campagne sitôt leur élection acquise. Désormais, une épreuve de force les oppose à ceux qui veulent tenir ce qu’ils ont promis, et à quoi ils croient. Elle sera d’autant plus rude que ces derniers pourraient diffuser à des tiers, jusqu’alors résignés à leur impuissance, des idées menaçantes pour l’ordre social. Au-delà du sort de la Grèce, cet affrontement engage le destin de la démocratie européenne. [1]

Sitôt connue la victoire de Syriza, chacun semblait s’être donné le mot sur le Vieux Continent. Sur un mode arrogant, Berlin mais aussi Madrid, La Haye, Lisbonne et Helsinki expliquèrent que l’alternance à Athènes ne changeait rien, puisque la politique rejetée par les Grecs devrait être poursuivie sans aucune modification. Sur un ton plus doucereux, on susurrait la même chose à Rome, Bruxelles et Paris : « Il faut, estima par exemple le ministre des affaires étrangères français Laurent Fabius, concilier le respect du vote par l’électeur et le respect des engagements de la Grèce en matière de réformes. » Mais tous les gouvernements de l’Union européenne semblent ne se soucier que du second terme de l’équation. Et s’offusquer quand M. Alexis Tsipras insiste pour rappeler le premier.

Le mérite de Syriza est immense. Pas seulement parce que son choix l’amène à réhabiliter des termes devenus aussi insolites dans la vie démocratique que « souveraineté », « dignité », « fierté », « espoir ». Mais aussi parce que les instruments destinés à garrotter la volonté d’une Grèce indocile sont exhibés aux yeux de tous. Faute d’un accord avec ses partenaires européens et avec le Fonds monétaire international (FMI), le pays risque de se retrouver à court d’argent. Ses options les plus évidentes ne seraient alors guère enviables : quitter la zone euro, emprunter à des taux prohibitifs auprès des marchés financiers.

M. Tsipras l’a compris : on attend de lui qu’il capitule. Car tant qu’il se cabre, tant qu’il mobilise l’enthousiasme de sa population, il défie un ordre économique et sa camisole de force, il chamboule les usages politiques les mieux installés. Après tout, M. François Hollande n’a pas eu besoin de plus de vingt-quatre heures pour se rendre à Berlin et piétiner ses promesses de campagne — la renégociation du pacte de stabilité européen, le combat contre son « véritable adversaire », la finance — et endosser sans broncher la politique de son prédécesseur.

Moins de dix jours après la victoire de Syriza, les banquiers centraux de la zone euro envoyaient leur première salve punitive en privant subitement les banques grecques de leur principal canal de financement. C’était un moyen pour eux d’obliger Athènes à négocier dans l’urgence un accord avec ses créanciers, essentiellement les Etats européens et le FMI, et à reprendre le programme d’austérité là où le précédent gouvernement l’avait laissé. M. Hollande jugea aussitôt « légitime » le coup de force de la Banque centrale européenne (BCE). Tout comme le premier ministre italien, M. Matteo Renzi. Si l’on ne sait jamais très précisément où se trouve le président français, du moins comprend-on désormais où il ne se situe pas : avec le peuple grec.

Pendant que le garrot européen se resserre, que les marchés financiers accentuent leur pression sur le gouvernement d’Athènes, les termes du jeu deviennent terriblement clairs. La Grèce est soumise à un diktat. En échange des financements dont elle a besoin, on exige qu’elle entérine sur-le-champ une avalanche d’exigences dogmatiques et inefficaces, toutes contraires au programme de son gouvernement : réduire une fois de plus les retraites et les salaires, augmenter encore le taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), engager la privatisation de quatorze aéroports, affaiblir davantage le pouvoir de négociation des syndicats, affecter des excédents budgétaires croissants au remboursement de ses créanciers alors même que la détresse sociale de son peuple est immense. « Les ministres [de l’Eurogroupe], a précisé M. Pierre Moscovici, commissaire européen aux affaires économiques, étaient tous d’accord sur le fait qu’il n’existe pas d’alternative à la demande d’une extension du programme actuel. » Avant de répéter le célèbre slogan de Margaret Thatcher, M. Moscovici, se souvenant peut-être qu’il était membre d’un parti socialiste, avait néanmoins tenu à préciser : « Ce que nous voulons, c’est aider le peuple grec ». [2] L’aider, mais en lui interdisant de dévier de la politique d’austérité qui l’a ruiné.

La Grèce, fait savoir son ministre des finances Yanis Varoufakis, est « déterminée à ne pas être traitée comme une colonie de la dette dont le destin est de souffrir [3] ». L’enjeu en cause dépasse ainsi celui du droit d’un peuple à choisir son destin, y compris quand un arbitre des élégances démocratiques aussi délicat que le ministre des finances allemand, M. Wolfgang Schäuble, estime qu’ il « a élu un gouvernement qui agit de manière un peu irresponsable [4] » Car la question posée porte aussi sur la possibilité pour un Etat de s’extraire de stratégies destructrices, au lieu de devoir les durcir chaque fois qu’elles échouent.

Vingt-sept assassins de l’espérance

Depuis que les institutions européennes ont jeté leur dévolu sur la Grèce et soumis l’économie la plus déprimée de l’Union à la politique d’austérité la plus draconienne, de quel bilan peuvent-elles se prévaloir ? Celui qu’on pouvait attendre et qui fut d’ailleurs annoncé : une dette qui ne cesse d’enfler, un pouvoir d’achat qui s’effondre, une croissance atone, un taux de chômage qui s’envole, un état sanitaire dégradé. Mais peu importe, le Gramophone européen ne cesse de répéter : « La Grèce doit respecter ses engagements ! » (lire « Dette publique, un siècle de bras de fer »). Sclérosée dans ses certitudes, la sainte alliance refuse même d’entendre le président des Etats-Unis quand il explique, encouragé dans son analyse par une armada d’économistes et d’historiens : « On ne peut pas continuer à pressurer des pays en dépression. A un moment donné, il faut une stratégie de croissance pour pouvoir rembourser ses dettes. [5] »

L’effondrement économique que la Grèce a subi depuis six ans est comparable à celui que quatre ans de destructions militaires et une occupation étrangère avaient infligé à la France pendant la première guerre mondiale [6]. On comprend alors que le gouvernement de M. Tsipras bénéficie dans son pays, y compris à droite, d’un énorme appui populaire quand il refuse de prolonger une politique aussi destructrice. Et de se résigner à survivre « comme un drogué qui attend sa prochaine dose [7] ». Hélas, Syriza compte moins d’appuis ailleurs. Un peu à la manière du roman d’Agatha Christie Le Crime de l’Orient-Express, enquêter sur les assassins potentiels de l’espérance grecque obligerait à interroger la totalité des gouvernements européens. Et d’abord l’Allemagne : les règles disciplinaires qui ont échoué sont les siennes ; elle entend écraser les peuples qui renâclent à les subir indéfiniment, surtout quand ils sont méditerranéens [8]. Avec l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, le mobile du crime est encore plus sordide. Les populations de ces Etats auraient en effet intérêt à ce que la main de fer de l’austérité cesse enfin de les broyer. Mais leurs gouvernements ont peur, en particulier quand chez eux une force de gauche les menace, qu’un Etat ne démontre enfin qu’on peut refuser d’emprunter « un chemin balisé, un chemin connu, un chemin connu des marchés, comme des institutions et de l’ensemble des autorités européennes », celui dont M. Michel Sapin, ministre des finances français, continue de prétendre qu’on doit « l’explorer jusqu’au bout » [9]. Or une éventuelle échappée belle d’Athènes démontrerait que tous ces gouvernements se sont fourvoyés en faisant souffrir leur peuple.

Chacun sait en effet qu’à moins de parvenir à « tirer du sang à une pierre », la dette grecque ne sera jamais remboursée. Comment ne pas comprendre également que la stratégie économique de Syriza consistant à financer des dépenses sociales urgentes grâce à une lutte contre la fraude fiscale pourrait enfin s’appuyer sur une jeune force politique, populaire, déterminée, issue des mouvements sociaux, dégagée des compromissions du passé. A défaut d’être « balisée », la voie est donc tracée. Et l’avenir fait penser à ce qu’écrivait la philosophe Simone Weil à propos des grèves ouvrières de juin 1936 en France : « Nul ne sait comment les choses tourneront. (…) Mais aucune crainte n’efface la joie de voir ceux qui toujours, par définition, courbent la tête la redresser. (…) Ils ont enfin fait sentir à leurs maîtres qu’ils existent. (…) Quoi qu’il puisse arriver par la suite, on aura toujours eu ça. Enfin, pour la première fois, et pour toujours, il flottera autour de ces lourdes machines d’autres souvenirs que le silence, la contrainte, la soumission. [10] » Le combat des Grecs est universel. Il ne suffit plus que nos vœux l’accompagnent. La solidarité qu’il mérite doit s’exprimer en actes. Le temps est compté.

Serge Halimi mars 2015

Transmis par Linsay

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L’’échec programmé de Syriza est-il sûr ?

Marchandages

J’ai souvent annoncé ici que la Grèce ne s’en sortirait jamais si elle s’obstinait à rester dans l’Union européenne et dans l’euro. Les autres pays d’ailleurs non plus, mais ils sont dans une situation moins dramatique. Curieusement Valéry Giscard d’Estaing me rejoint sur ce point. Pour lui aussi la Grèce doit sortir de l’euro et dévaluer sa monnaie. Cet avis est important, non pas parce qu’il est de VGE, mais parce qu’il vient d’un européiste convaincu qui, en son temps milita au contraire pour l’entrée de la Grèce dans la zone euro, pensant qu’une politique économique et monétaire commune suffirait à amener la convergence de tous les pays européens. J’ai par ailleurs beaucoup insisté avant l’arrivée de Syriza au pouvoir sur l’ambiguïté de ce parti puisqu’en effet il veut en même temps rester dans l’Union européenne, utiliser l’euro et mener une politique sociale.

L’accord intervenu entre la Grèce et l’Eurogroupe le 20 février porte sur une prolongation des prêts jusqu’au mois de juin. C’est un compromis qui ne semble guère être intéressant pour la Grèce. Beaucoup de commentateurs y ont vu une victoire de l’Allemagne et de l’abominable Wolfgang Schaüble qui finalement en repoussant la date de quatre mois maintiennent ses exigences fondamentales. A savoir que la Troïka reste omniprésente, même si elle ne conduit pas « les réformes », elle laisse se soin à Tsipras. Ensuite que les Grecs reconnaissent la légitimité des dettes accumulées et s’engagent à les rembourser intégralement. Pour cela ils acceptent de générer dans un contexte pourtant très difficile un excédent primaire (c’est-à-dire un excédent budgétaire) de 3% par rapport au PIB et de 4,5% en 2016. Cet excédent primaire supposé permettre de rembourser la dette grecque rentre dans une vision orthodoxe de l’équilibre budgétaire.

A part cela qu’ont obtenu les Grecs ? Rien, si ce n’est qu’ils ont quatre mois pour trouver une solution à leurs problèmes. En effet l’accord stipule que Tsipras et ses ministres peuvent réaliser des réformes sociales, à condition qu’elles ne débordent pas du cadre fixé. Autrement dit il rend impossible une politique sociale et de relance de grande ampleur.

On sait que dans ce type de négociation entre un petit pays comme la Grèce et un pays aux habitudes autoritaires comme l’Allemagne le premier qui cède est perdu. Certes les choses seraient plus faciles pour la Grèce si des pays comme le Portugal, l’Espagne ou l’Irlande la rejoignait dans sa lutte contre la bureaucratie bruxelloise. Cependant dans cette guerre larvée, rien n’est jamais sûr. En effet les quatre mois de sursis donnés à la Grèce pourraient être mis à profit pour organiser sa sortie de l’euro.

Retour à la drachme

Dans un article récent, Dany Rodrick, économiste hétérodoxe soulignait combien il était difficile de sortir de l’euro, cette peur de l’inconnu bloquant l’initiative. Mais en réalité c’est bien plus simple que cela : on sait à quoi a mené l’entrée de la Grèce dans l’euro, à son effondrement économique, social et politique. Il y a bien peu d’argument en faveur de son maintien. En attendant, tout le monde anticipe une sortie de la Grèce de l’euro, et pas seulement VGE. La BCE s’y prépare et s’apprête à demander à la Grèce un blocage des sorties de capitaux. En effet, elles se font en ce moment à un rythme élevé d’un milliard d’euros par jour. Mais si ce blocage des sorties de capitaux est une nécessité vitale pour la Grèce, c’est aussi l’étape essentielle avant une sortie de l’euro et un retour à la drachme.

Le retour à une monnaie nationale permettra à la Grèce ou à n’importe quel autre pays qui en fait de même, d’ajuster la valeur de sa monnaie à la réalité de sa balance commerciale. Pour parler comme les économistes, c’est une vieille règle d’équilibre que de faire dépendre la valeur de sa monnaie de l’excédent ou du déficit commercial. On sait cela depuis William Petty. Dans l’Union européenne, on a prétendu faire l’inverse, donner une valeur fixe à la monnaie – fixe entre les pays qui l’utilisent – et ensuite produire un ajustement par les coûts – c’est-à-dire par une baisse des salaires et des prestations sociales. C’est un peu de ce problème que traite l’ouvrage de Flassbeck et Lapavitsas – ouvrage à paraître mais signalé par Jacques Sapir. L’euro, mais maintenant ça se voit, ne profite comme je l’ai dit depuis des années qu’à la seule Allemagne. Or, il est évident qu’un retour à la monnaie nationale permettrait à la Grèce, mais aussi à n’importe quel autre pays de retrouver sa compétitivité, dans ce cas-là, cela reviendrait à dévaluer la monnaie grecque d’environ 40% par rapport à la monnaie allemande. Comme on le voit la sortie de l’euro n’est pas un programme nationaliste, mais une nécessité économique, politique et sociale.

Le maintien de l’euro

Evidemment les bonnes âmes d’Attac penseront qu’il y a une autre solution. Ce serait d’aller vers plus de fédéralisme, de faire en sorte qu’un gouvernement européen émerge, dispose d’un budget et mutualise l’ensemble des dettes publiques. Si sur le papier cette solution est tout à fait possible, elle est par contre impossible sur le plan politique. L’Allemagne n’en veut pas, mais aussi les pays comme la Pologne ou la Finlande. Leurs raisons sont diverses, les uns – les Polonais – pensent que le maintien de l’euro sans un Etat pour en garantir l’identité est un atout pour leurs exportations, les autres – les Allemands – ne veulent pas payer pour « ces fainéants de Grecs » qui ont vécu au-dessus de leurs moyens. Le fédéralisme européen est un rêve impossible, les différentes nations possèdent une histoire, une culture et une économie particulière. Nier cela c’est nier le passé au nom d’une course folle vers un progrès assez peu défini d’ailleurs.

L’expérience de Syriza est à ce titre exemplaire, elle va bien plus loin qu’une confrontation ente un pays au gouvernement démocratiquement élu et la dictature de traités européens pensés et mis en œuvre pour le bonheur de l’Allemagne. Elle oppose une culture et une histoire à une logique hors sol décidée par une oligarchie informe et sans avenir.

Syriza a donc maintenant quatre mois pour penser son avenir. La question est double. La Grèce doit-elle rester dans l’euro ? Quelles seront les conséquences à court et à moyen terme ? Mais derrière cette question, il y en a une autre : en restant dans l’euro la Grèce accepterait le modèle dominant libérale et mondialiste et sa logique sociale qui va avec.

Je souhaite évidemment que Syriza réussisse non seulement pour le peuple grec, mais aussi pour le reste des peuples européens qui en ont plus qu’assez de ce modèle économique mortifère. Mais je pense que Syriza, après avoir obtenu quelques concessions de façade, rentrera dans le rang et la longue descente aux enfers de l’euro reprendra son cheminement vers un monde de plus en plus régi par les lois du marché, c’est-à-dire celles de la finance et des multinationales. Je veux dire par là que si la dissolution de l’euro me semble inéluctable, ce n’est pas pour tout de suite, pas avant que les choses ne se soient encore plus dégradées. Je souhaite me tromper et voir cette année une rupture nette qui viendrait donner l’exemple depuis la Grèce.

En attendant le front constitué autour de Tsipras est en train de s’effriter : Manolis Glezos, figure héroïque de la résistance à l’Allemagne et qui a renforcé la position de Tsipras à gauche, a dénoncé le compromis et a appelé à manifester contre. Reste à savoir si les quatre mois qui viennent permettront à Tsipras de prendre les bonnes résolutions. Je pense, mais je peux me tromper, que Varoufakis est plutôt timide et qu’il se sert de sa « compétence » économique pour œuvrer dans le sens de l’Allemagne. Mais il va de soi que les choses ne sont pas figées et que Schaüble a peut-être obtenu une victoire à la Pyrrhus, quatre mois peuvent permettre aussi de peaufiner les conditions d’une sortie de l’euro. C’est un peu l’avis de Jacques Sapir qui pense que c’est vers cela qu’on se dirige. J’espère avoir tort et qu’il ait raison.

Publié par ingirumimus le 23 février 2015

Liens

http://www.challenges.fr/politique/20150219.CHA3211/vge-la-grece-doit-sortir-de-l-euro.html
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150219tribf1d4a4d20/grece-berlin-veut-pousser-son-avantage.html
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150220trib73620a4fa/accord-sur-la-grece-a-l-eurogroupe-sur-un-financement-de-quatre-mois.html
http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/comment-la-bce-se-prepare-a-une-sortie-de-la-grece-de-la-zone-euro-864931.html
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20150218trib13088f1f1/grece-les-donnees-du-marchandage.html
http://russeurope.hypotheses.org/3462
http://russeurope.hypotheses.org/3482


[1Lire « La gauche grecque peut-elle changer l’Europe ? », Le Monde diplomatique, février 2015.

[2Respectivement cité par Les Echos, Paris, 17 février 2015, et interrogé par Europe 1, 12 février 2015.

[3The New York Times, 17 février 2015.

[4Entretien avec la radio publique allemande Deutschlandfunk, 16 février 2015.

[5M. Barack Obama, interrogé par Cable News Network (CNN) le 1er février 2015.

[6Sur une base 100 en 1913, le produit national brut français est tombé à 75,3 en 1919 (Jean-Paul Barrière, La France au XXe siècle, Hachette, Paris, 2000). De son côté, l’économiste américain Paul Krugman relève dans le New York Times du 17 février 2015 que la Grèce a perdu 26 % de son produit intérieur brut entre 2007 et 2013, contre 29 % dans le cas de l’Allemagne entre 1913 et 1919.

[7Entretien avec M. Varoufakis, Le Monde, 3 février 2015.

[8Depuis 1997, l’Allemagne a pourtant été mise en procédure de déficit excessif huit fois par les autorités européennes, la France, onze fois.

[9« Réunion de l’Eurogroupe sur la Grèce (Bruxelles, 16 février 2015) », Représentation permanente auprès de l’Union européenne, www.rpfrance.eu

[10Simone Weil, « La vie et la grève des ouvrières métallos », Œuvres complètes. Ecrits historiques et politiques, vol. II, Gallimard, Paris, 1991.



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