Derrière « l’opération Macron », le « Uber » de la politique ...

mercredi 31 août 2016
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1. Inconnu il y a 2 ans
2. Jamais élu
3. “Présidentiable”…
Cela dénote un système mourant…
Un article de Jean Levy.

Ainsi, Emmanuel Macron quitte le gouvernement PS, à sept mois de l’élection présidentielle...

Cette démission, présentée comme inopinée, est-elle un mouvement d’humeur, le geste du rat quittant le navire en perdition, ou bien le énième petit caillou semé patiemment sur le chemin qui pourrait mener Macron à l’Élysée ?

Pour tenter d’y voir plus clair, deux pistes de réflexions sont à explorer :
la situation politique en France et la « philosophie » propre au ministre de l’Économie.

Il est de plus en plus évident que la masse des Français « déteste » le PS. De quelque catégorie sociale qu’ils appartiennent, les électeurs, dans leur immense majorité, ont fait une croix sur François Hollande et son gouvernement. La déception s’est amplifiée au fil des mois à la cadence des reniements des engagements pris par le « Moi, Président... ». Du scandale Cahuzac à la loi Travail, le chômage de masse persistant, la misère qui gagne en profondeur, l’acharnement de l’exécutif à satisfaire les grands patrons, omniprésents jusqu’aux cabinets ministériels, le délitement du quotidien des Français qui semble chaque jour davantage se fissurer, même la notion du progrès a fait place à l’angoisse du lendemain, tant sur le plan familial qu’au niveau de la nation.

Chacun contemple le gâchis avec effroi, se demandant si le futur proche ne sera pas pire encore que le présent..

François Hollande, ses ministres n’ont plus pour munitions que de vagues promesses auxquelles personne ne croit et l’annonce pour 2017, que si c’est la droite qui passe, "ça sera bien pire encore..".
Heureuses perspectives !
D’un autre côté, et face au PS, la guignolerie des candidats, dits Républicains, ne relève pas la qualité du spectacle politique. Ils s’y mettent tous : "Avec moi, on vous ratiboise ce qui vous reste..." à croire que la fausse gauche comme la vraie droite se sont mis d’accord pour signer le scénario !
Dans cette confusion générale, les Français massivement quitte la salle.

Le théâtre d’ombre se vide.

Alors on peut se poser la question : que va faire l’oligarchie qui tire les ficelles et qui veut conserver les manettes ? Elle n’est pas sans chercher un moyen d’en sortir et même d’en tirer avantage. Le capital - essentiellement financier - peut vouloir accélérer les choses et profiter du moment pour liquider ce qui reste de lois- de "contraintes",, selon leur langage - de lois qui réduisent encore un peu leur boulimie de profits, en clair le capital pourrait imposer une politique de dérèglement global de l’économie, son ’"ubérisation" totale.
Et qui mieux qu’Emmanuel Macron pourrait illustrer cette politique ?L’ex-ministre de l’Économie a fait ses preuves et n’a pas caché ce qui pourrait être la société de demain : c’est l’homme des trains rapides pour les hommes d’affaires et des cars pour les autres. Plus besoin de diplômes pour exercer un métier, chacun devant être, par son énergie propre et son ambition, en capacité de créer son entreprise. Tout Français ambitieux peut être coiffeur, taxi, interprète, pourquoi pas médecin ou professeur ?

best-of

1. « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »
2. « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »
3. « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »
4. « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »
5. « Le libéralisme est une valeur de gauche »
6. « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »
7. « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »
8. « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »
9. « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »
10. « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. »
11.“Être élu est un cursus d’un ancien temps” et “La France est en deuil d’un roi”. Alors voter Macron ?????

A bas les contraintes et vive la liberté !

Face à Hollande et Sarkozy (ou à leurs lieutenants), également détestés des Français, l’idée est donc de leur servir un autre breuvage, la "déréglementation", une potion "Ni gauche, ni droite".

Emmanuel Macron a lancé son mouvement "En Marche" en avril, afin de dépasser les clivages politiques, "obsolètes" selon lui.
La peste ou le choléra, serait-il le seul choix que la bourgeoisie d’affaire laisse aux Français ?

Et si ceux-ci s’en cherchaient d’autres ?
Nous y reviendrons.

Jean Levy

Source

Transmis par la_peniche



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