Un dirigeant du MEDEF accusé de détournement de fond.

jeudi 27 septembre 2007
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Alors celle-là c’est la meilleure !! Gautier Sauvagnac qui n’a cessé à l’UNEDIC de s’en prendre aux chômeurs fraudeurs, qui a justifié le recalcul et la suppression des droits à plus d’un million de chômeurs auraient donc commis quelques « indélicatesses » ?

Si la nouvelle est confirmée elle se passe de commentaires...sauf celui-ci. les oeuvres sociales de la métallurgie ça existe ? C’est pour les victimes de l’amiante ? Gautier Sauvagnac en Abbé Pierre des métallos on a du mal à y croire...

Selon le Figaro, Denis Gautier-Sauvagnac, président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), par ailleurs vice-président de l’Unedic et membre important du Medef, a fait l’objet d’un rapport de la cellule Tracfin, l’organisme antiblanchiment du ministère des finances. Ce document a été transmis, lundi 24 septembre, au parquet de Paris, qui devait décider rapidement des suites à donner à cette affaire. Il peut ordonner une enquête préliminaire, sous l’autorité du procureur, ou ouvrir une information judiciaire confiée à un juge d’instruction.

Tracfin, rapporte le Figaro, suspecte M. Gautier-Sauvagnac d’avoir sorti, entre 2000 et 2007, 5,64 millions d’euros des caisses de l’UIMM. C’est un employé de la BNP qui aurait été alerté par les nombreux retraits en liquide - pour des sommes allant jusqu’à 200 000 euros - opérés par le président de l’UIMM.

Interrogé par les responsables de la banque, M. Gautier-Sauvagnac aurait expliqué que ces sommes étaient destinées aux oeuvres sociales de la métallurgie, plus particulièrement aux retraités et malades du secteur. Une explication qui n’aurait pas convaincu les dirigeants de la BNP. Ils ont alors choisi de saisir Tracfin.

La cellule antiblanchiment, après avoir observé que les retraits se déroulaient encore en 2007, a décidé de transmettre un « signalement » aux autorités judiciaires, avec l’assentiment de Bercy.

Délégué général de l’UIMM depuis 1994 puis élu président en 2006, M. Gautier-Sauvagnac est responsable de la commission des relations sociales du Medef. A ce titre, il conduit la délégation patronale lors de la négociation sensible qui s’est ouverte sur la modernisation du marché du travail. Il devait aussi présider, mercredi 26 septembre, une nouvelle rencontre avec les syndicats sur la pénibilité, préalable avant la révision de la loi sur la réforme des retraites.

Compte tenu du poids considérable de l’UIMM au sein du Medef - principale fédération contributrice - cet ancien banquier, énarque et inspecteur des finances de 64 ans, avait été confirmé dans ses fonctions en 2005 par Laurence Parisot après l’élection de cette dernière à la présidence de l’organisation patronale.

Les relations entre les deux dirigeants sont complexes. Le président de la métallurgie s’était opposé à la candidature de Mme Parisot plutôt représentante des activités de services. Depuis, les deux responsables ont été en désaccord à propos de la réforme de l’assurance chômage puis du contrat de première embauche (CPE).

Denis Gautier-Sauvagnac a réagi aux accusations le visant en affirmant que l’organisation « n’avait rien à voir, ni de près ni de loin, avec des malversations qui relèvent de Tracfin ». « Je ne suis pas allé en personne à la banque, cette information est totalement fausse, et je réserve toute autre information aux autorités compétentes qui me le demanderont », a-t-il conclu. – (Avec AFP.)

Gérard Davet et Michel Delberghe
Article paru dans l’édition du 27.09.07.



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