Palestine : appel aux organisations qui s’affirment progressistes

vendredi 20 juillet 2018
par  Charles Hoareau
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Jusqu’à quand ?

Presque chaque jour qui passe, les nouvelles qui nous parviennent d’Israël et de Palestine occupée, nous disent la descente dans l’horreur, la fascisation et l’apartheid assumé par le gouvernement de Tel-Aviv.

La nouvelle loi, mais aussi (ce dont la presse parle moins) le « rapprochement » entre les gouvernements hongrois et israélien concrétisé par la visite et la poignée de main entre les deux sinistres Viktor Orban et Netanyahu, en sont les deux derniers témoignages.

Que ce gouvernement ait le soutien des Etats-Unis, de l’UE (à l’exception notable de l’Irlande) et de la France, cela n’est pas étonnant. Les intérêts des puissances impérialistes dans cette région et dont Israël est l’exécuteur, commandent un appui sans faille à l’idéologie sioniste.
Cela est d’autant moins étonnant que face à ce positionnement que disent et font celles et ceux qui affirment vouloir défendre les droits des peuples en général et le peuple palestinien en particulier ?

Il y a des déclarations de principes, des affirmations justes, des analyses imparables, des critiques acerbes, on parle de la nécessaire libération de Salah Hamouri, de Ahed Tamimi [1] et des prisonniers palestiniens...mais pour quels actes ?

Ces jours-ci dans l’Humanité, à l’occasion des 100 ans de la naissance de Mandela, un parallèle est fait avec Israël et sa politique d’apartheid, constat juste que l’on pourrait compléter en parlant de « théocratie de fait » puisque au lendemain du vote de la nouvelle loi fondamentale, nous voulons redire avec Shlomo Sand que la terre d’Israël fut inventée et que le peuple juif n’existe pas, pas plus que le peuple catholique ou musulman.

Mais si on parle de politique d’apartheid pourquoi ne pas mener campagne pour sanctionner cette politique et boycotter ce pays comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud ?

Le mouvement de la paix dans une déclaration du 18 juillet, après une dénonciation fort juste évoque la nécessité de sanctions mais par qui ? Lesquelles ?

Pourquoi toutes celles et tous ceux qui disent soutenir les droits du peuple palestinien, se retranchent-ils derrière une hypothétique condamnation de l’ONU quand on voit le nombre de résolutions qui n’ont pas été appliquées ?

Jusqu’à quand les organisations progressistes vont dénoncer cette situation sans s’engager vigoureusement dans le seul moyen d’action efficace que l’on a depuis l’étranger pour combattre la politique israélienne ?
La campagne BDS !

Soyons clairs.
Au moment où, une fois de plus les bombardements redoublent à Gaza, où une fois de plus la flottille de la liberté est à la veille de se faire arraisonner, l’avenir d’une « solution juste et durable » (termes souvent évoqués avec un parfum de plus en plus fort d’hypocrisie) repose non sur les appels éplorés aux gouvernements complices, au droit international ou à une ONU rendue volontairement impuissante par son conseil de sécurité, mais sur l’engagement des peuples et des organisations qui se disent progressistes dans la campagne de boycott, désinvestissement, sanctions initiée par la société civile palestinienne et dans laquelle en France, pour ne parler que de notre pays, trop peu d’organisations se disant attachées aux droits humains soutiennent.

L’heure n’est ni aux larmes de crocodile, ni aux titres larmoyants mais aux actes.

Celles et ceux qui se disent progressistes doivent le montrer, prendre leurs responsabilités et mener concrètement campagne.

Charles Hoareau
Président de l’ANC de France, association signataire de BDS et engagée dans le collectif national de libération de Georges Ibrahim Abdallah.


[1beaucoup plus rarement de Ahmad Saadat et encore moins de Georges Ibrahim Abdallah, président d’honneur de l’ANC 13



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