Péril sur le paradis de Darwin

samedi 30 décembre 2006
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« Les îles des Galapagos, au large de l’Equateur dans l’océan Pacifique, sont une des premières destinations au monde pour l’écotourisme, mais leur survie est mise en danger par le nombre croissant de visiteurs qui s’y pressent », note le quotidien britannique The Guardian

« Les Iles des Galapagos ont la réputation d’être une des destinations les plus enthousiasmantes pour les amateurs de voyages. Pas un seul endroit au monde ne possède une aussi grande diversité naturelle », ajoute le quotidien. Parmi les nombreuses espèces qui y vivent, la moitié des oiseaux, des reptiles et des plantes n’existent nulle part ailleurs sur la planète. De plus, « les animaux sont si peu craintifs que les touristes peuvent les approcher de très près pour les observer ».

Or il semblerait que l’endroit où Charles Darwin a fait les découvertes majeures qui l’ont conduit à la théorie de l’évolution et à l’origine des espèces par la sélection naturelle est en train de subir des dommages irréversibles. L’un des lieux naturels les plus précieux au monde doit maintenant se battre pour sa survie. « Les tortues géantes, les iguanes marins, les reptiles, les colonies d’albatros et de cormorans sont tous menacés d’extinction à plus ou moins long terme », précise le quotidien.

Des touristes de toutes origines sont effectivement de plus en plus nombreux à visiter les Galapagos, piétinant sans répit les lieux les mieux préservés. Des bateaux de croisière, des centaines de personnes à leur bord, y accostent également tous les jours. Quant à la population locale, attirée par la manne financière du tourisme, elle augmente à la même vitesse. En 2001, le recensement avait décompté 18 000 personnes vivant en permanence sur l’archipel. En 2006, elles sont estimées à 27 000 et leur nombre doublera probablement d’ici à douze ans. Cette population croissante risque d’avoir des répercussions sur les ressources naturelles telles que l’eau.

De plus, « les touristes qui viennent sont rarement animés par un esprit de conservation de la nature. Si ce boom touristique continue, les îles ne pourront pas être sauvées », avertit Graham Watkins, le directeur de la fondation Darwin. Selon lui, à la fin des années 1980, 40 000 touristes se sont rendus aux Galapagos, tandis qu’en 2005 il y en a eu plus de 100 000.

C’est un marketing agressif qui a fait de l’archipel des Galapagos une destination si prisée des écotouristes et rendu ces îles équatoriennes beaucoup plus accessibles au tourisme de masse. Et l’on annonce maintenant, en provenance des Etats-Unis, « l’arrivée du Discovery, un bateau de croisière cinq fois plus grand que tous ceux qui ont jamais accosté dans l’archipel ».

Source Le Courrier international

Transmis par Linsay



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