Solidarité avec la lutte du peuple palestinien

vendredi 28 mars 2008
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Depuis deux ans, plus de 1,5 millions de Palestiniens subissent un blocus de plus en plus hermétique à cause du siège criminel imposé par Israël à la bande de Gaza. Ce blocus est une punition collective de toute une population. La situation économique et sociale y est profondément détériorée, provoquant pauvreté et chômage à un niveau inégalé. Gaza est devenue la plus grande prison à ciel ouvert dans le monde et connait la pire situation depuis 1967.

En Cisjordanie, les Palestiniens subissent un traitement de même nature qui, s’il n’atteint pas la même intensité qu’à Gaza, provoque le même empêchement de vivre. La colonisation s’y poursuit et les incursions de l’armée israélienne y sont fréquentes.

Dans ce contexte, le peuple palestinien exerce son droit légitime de résister à l’occupation israélienne par des moyens le plus souvent pacifiques et quelquefois militaires. Le lancement de quelques roquettes depuis le territoire de Gaza n’a été qu’un prétexte pour l’armée d’occupation qui s’est livrée à un véritable massacre de la population civile. 120 Palestiniens ont été tués en quatre jours, dont douze femmes et vingt-deux enfants. Les bombardements ont entraîné la destruction de très nombreuses habitations et d’infrastructures. Les bulldozers ont rasé des dizaines d’hectares de terres agricoles.

L’armée israélienne s’est retirée après quatre jours d’agression. Mais cette suspension risque d’être de courte durée si la mobilisation n’arrête pas le bras des assassins et n’empêche pas la « shoah » (catastrophe en hébreu) promise au peuple palestinien par le vice-ministre de la défense israélien, Matan Vilnaï. Fort de l’appui inconditionnel des Etats-Unis et du soutien bienveillant de l’Union européenne, Israël est décidé à poursuivre sa politique de colonisation, de répression et d’agression. Israël se moque de toutes les résolutions des Nations unies qu’il considère comme des chiffons de papier. A peine signés, les très rares engagements qu’il prend sont bafoués.

Cette réalité n’empêche pas le gouvernement français d’apporter son soutien à la politique israélienne. Il n’a pas réagi dès le début de l’agression contre Gaza et n’a commencé à se manifester qu’après la déclaration du secrétaire général de Nations unies. En demandant l’arrêt de la violence et de l’escalade, il met sur le même plan l’agresseur et l’agressé, l’occupant et l’occupé. En janvier 2008, le gouvernement français est même allé jusqu’à signer avec Israël un accord de reconnaissance mutuelle qui permettra aux sociétés israéliennes d’intégrer la Bourse française sans avoir été soumises aux vérifications des régulateurs de ce pays. C’est un précédent. Cet accord boursier pourrait être étendu à tous les Etats membres de l’Union européenne. Des programmes de recherche-développement sont également mis en place, notamment dans le domaine militaire. Nicolas Sarkozy, qui doit se rendre en Israël en mai 2008, devrait annoncer la participation d’une unité de Tsahal (armée israélienne) au défilé militaire du 14 juillet 2008.

Pour fêter le 60e anniversaire de sa création, l’Etat d’Israël est l’invité officiel du Salon du Livre à Paris. Une véritable provocation ! Les associations qui appellent au boycott de ce salon sont accusées d’antisémitisme ! Même des écrivains israéliens ont refusé de participer au salon et l’ont fait savoir, comme Aaron Shabtai : « Je ne pense pas qu’un Etat qui maintient une occupation, en commettant quotidiennement des crimes contre les civils, mérite d’être invité à quelque semaine culturelle que ce soit. Ceci est anti culturel ; c’est un acte barbare travesti de culture de façon cynique. Cela manifeste un soutien à Israël, et peut-être à la France, qui appuie l’occupation. Et je ne veux pas, moi, y participer ».

Le peuple palestinien, qui lutte et résiste depuis 60 ans à l’occupation et à la colonisation, a plus que jamais besoin de notre soutien. La mobilisation n’est pas encore à la hauteur des enjeux. Elle doit se poursuivre et s’intensifier pour qu’Israël mette un terme à sa politique de colonisation et d’agression, lève le blocus de Gaza et respecte le droit international. Un des moyens pour l’y contraindre serait d’exiger du gouvernement français et de l’Union européenne de rompre les relations diplomatiques avec Israël et de suspendre tout accord de coopération. Il est plus que temps de mettre fin à l’impunité d’Israël.



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