La recherche de la vérité n’a ni frontière, ni religion.

lundi 19 janvier 2015
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Alors que les victimes des attentats viennent tout juste d’être inhumés, alors que les pires soupçons « complotistes » se portent sur l’OTAN, Israël et le Mossad, alors que le gouvernement français qui était en train de laisser mourir le journal Charlie-Hebdo, se dit maintenant prêt à défendre la liberté d’expression tout mettant en examen notre ami Saïd Bouamama pour délit d’opinion justement, nous avons estimé juste de donner la parole à deux grands intellectuels israéliens : Shlomo Sand et Uri Avnery. La vérité n’a pas de frontières ni de religion.

Shlomo Sand  [1]

« Je ne suis pas Charlie »

Rien ne peut justifier un assassinat, a fortiori le meurtre de masse commis de sang-froid. Ce qui s’est passé à Paris, en ce début du mois de janvier constitue un crime absolument inexcusable. Dire cela n’a rien d’original : des millions de personnes pensent et le ressentent ainsi, à juste titre. Cependant, au vu de cette épouvantable tragédie, l’une des premières questions qui m’est venue à l’esprit est la suivante : le profond dégoût éprouvé face au meurtre doit-il obligatoirement conduire à s’identifier avec l’action des victimes ?

Dois-je être Charlie parce que les victimes étaient l’incarnation suprême de la liberté d’expression, comme l’a déclaré le Président de la République ? Suis-je Charlie, non seulement parce que je suis un laïc athée, mais aussi du fait de mon antipathie fondamentale envers les bases oppressives des trois grandes religions monothéistes occidentales ?

Certaines caricatures publiées dans Charlie Hebdo, que j’avais vues bien antérieurement, m’étaient apparues de mauvais goût ; seule une minorité d’entre elles me faisaient rire. Mais, là n’est pas le problème ! Dans la majorité des caricatures sur l’islam publiées par l’hebdomadaire, au cours de la dernière décennie, j’ai relevé une haine manipulatrice destinée à séduire davantage de lecteurs, évidemment non-musulmans.

La reproduction par Charlie des caricatures publiées dans le journal danois m’a semblé abominable. Déjà, en 2006, j’avais perçu comme une pure provocation, le dessin de Mahomet coiffé d’un turban flanqué d’une grenade. Ce n’était pas tant une caricature contre les islamistes qu’une assimilation stupide de l’islam à la terreur ; c’est comme si l’on identifiait le judaïsme avec l’argent !

On fait valoir que Charlie s’en prend, indistinctement, à toutes les religions, mais c’est un mensonge. Certes, il s’est moqué des chrétiens, et, parfois, des juifs ; toutefois, ni le journal danois, ni Charlie ne se seraient permis, et c’est heureux, de publier une caricature présentant le prophète Moïse, avec une kippa et des franges rituelles, sous la forme d’un usurier à l’air roublard, installé au coin d’une rue.

Il est bon, en effet, que dans la civilisation appelée, de nos jours, « judéo-chrétienne », il ne soit plus possible de diffuser publiquement la haine antijuive, comme ce fut le cas dans un passé pas très éloigné. Je suis pour la liberté d’expression, tout en étant opposé à l’incitation raciste.

Je reconnais m’accommoder, bien volontiers, de l’interdiction faite à Dieudonné d’exprimer trop publiquement, sa « critique » et ses « plaisanteries » à l’encontre des juifs. Je suis, en revanche, formellement opposé à ce qu’il lui soit physiquement porté atteinte, et si, d’aventure, je ne sais quel idiot l’agressait, j’en serais très choqué… mais je n’irais pas jusqu’à brandir une pancarte avec l’inscription : « je suis Dieudonné ».

En 1886, fut publiée à Paris La France juive d’Edouard Drumont, et en 2014, le jour des attentats commis par les trois idiots criminels, est parue, sous le titre : Soumission, « La France musulmane » de Michel Houellebecq.

La France juive fut un véritable « bestseller » de la fin du 19e siècle ; avant même sa parution en librairie, Soumission était déjà un bestseller ! Ces deux livres, chacun en son temps, ont bénéficié d’une large et chaleureuse réception journalistique. Quelle différence y a t’il entre eux ? Houellebecq sait qu’au début du 21e siècle, il est interdit d’agiter une menace juive, mais qu’il est bien admis de vendre des livres faisant état de la menace musulmane.

Alain Soral, moins futé, n’a pas encore compris cela, et de ce fait, il s’est marginalisé dans les médias… et c’est tant mieux ! Houellebecq, en revanche, a été invité, avec tous les honneurs, au journal de 20 heures sur la chaine de télévision du service public, à la veille de la sortie de son livre qui participe à la diffusion de la haine et de la peur, tout autant que les écrits pervers de Soral.

Un vent mauvais, un vent fétide de racisme dangereux, flotte sur l’Europe : il existe une différence fondamentale entre le fait de s’en prendre à une religion ou à une croyance dominante dans une société, et celui d’attenter ou d’inciter contre la religion d’une minorité dominée.

Si, du sein de la civilisation judéo-musulmane : en Arabie saoudite, dans les Émirats du Golfe s’élevaient aujourd’hui des protestations et des mises en gardes contre la religion dominante qui opprime des travailleurs par milliers, et des millions de femmes, nous aurions le devoir de soutenir les protestataires persécutés. Or, comme l’on sait, les dirigeants occidentaux, loin d’encourager les « voltairiens et les rousseauistes » au Moyen-Orient, apportent tout leur soutien aux régimes religieux les plus répressifs.

En revanche, en France ou au Danemark, en Allemagne ou en Espagne où vivent des millions de travailleurs musulmans, le plus souvent affectés aux tâches les plus pénibles, au bas de l’échelle sociale, il faut faire preuve de la plus grande prudence avant de critiquer l’islam, et surtout ne pas le ridiculiser grossièrement.

Aujourd’hui, et tout particulièrement après ce terrible massacre, ma sympathie va aux musulmans qui vivent dans les ghettos adjacents aux métropoles, qui risquent fort de devenir les secondes victimes des meurtres perpétrés à Charlie Hebdo et dans le supermarché Hyper casher. Je continue de prendre pour modèle de référence le « Charlie » originel : le grand Charlie Chaplin qui ne s’est jamais moqué des pauvres et des non instruits.

De plus, et sachant que tout texte s’inscrit dans un contexte, comment ne pas s’interroger sur le fait que, depuis plus d’un an, tant de soldats français sont présents en Afrique pour « combattre contre les djihadistes », alors même qu’aucun débat public sérieux n’a eu lieu en France sur l’utilité où les dommages de ces interventions militaires ?

Le gendarme colonialiste d’hier, qui porte une responsabilité incontestable dans l’héritage chaotique des frontières et des régimes, est aujourd’hui « rappelé » pour réinstaurer le « droit » à l’aide de sa force de gendarmerie néocoloniale. Avec le gendarme américain, responsable de l’énorme destruction en Irak, sans en avoir jamais émis le moindre regret, il participe aux bombardements des bases de « daesch ».

Allié aux dirigeants saoudiens « éclairés », et à d’autres chauds partisans de la « liberté d’expression » au Moyen-Orient, il préserve les frontières du partage illogique qu’il a imposées, il y a un siècle, selon ses intérêts impérialistes. Il est appelé pour bombarder ceux qui menacent les précieux puits de pétrole dont il consomme le produit, sans comprendre que, ce faisant, il invite le risque de la terreur au sein de la métropole.

Mais au fond, il se peut qu’il ait bien compris ! L’Occident éclairé n’est peut-être pas la victime si naïve et innocente en laquelle il aime se présenter ! Bien sûr, il faut être un assassin cruel et pervers pour tuer de sang-froid des personnes innocentes et désarmées, mais il faut être hypocrite ou stupide pour fermer les yeux sur les données dans lesquelles s’inscrit cette tragédie.

C’est aussi faire preuve d’aveuglement que de ne pas comprendre que cette situation conflictuelle ira en s’aggravant si l’on ne s’emploie pas ensemble, athées et croyants, à œuvrer à de véritables perspectives du vivre ensemble sans la haine de l’autre.

Shlomo Sand

(Traduit de l’hébreu par Michel Bilis)
Source : UJFP

Uri Avnery  [2]

Au premier rang pour saluer

Les trois terroristes islamiques auraient été très fiers d’eux s’ils avaient vécu pour le voir.

En commettant deux attaques (assez banales selon les normes israéliennes) ils ont semé la panique dans toute la France, jeté des millions de personnes dans les rues, réuni plus de 40 chefs d’États à Paris. Ils ont modifié le paysage de la capitale française et d’autres villes de France en mobilisant des milliers de militaires et de policiers pour protéger des cibles potentielles juives et autres. Pendant plusieurs jours ils ont dominé les informations du monde entier.

Trois terroristes, agissant probablement seuls. Trois !!!

Pour d’autres terroristes islamiques potentiels d’Europe et d’Amérique, cela doit représenter un énorme succès. C’est une invitation pour des individus et des groupuscules à refaire la même chose, partout.

Le terrorisme signifie répandre la peur. Les trois de Paris ont à coup sûr réussi à le faire. Ils ont terrorisé la population française. Et si trois jeunes sans aucune compétence peuvent faire cela, imaginez ce que pourraient faire 30, ou 300 !

Franchement, je n’aime pas les énormes manifestations. J’ai participé dans ma vie à beaucoup de manifestations, peut-être plus de 500, mais toujours contre les pouvoirs en place. Je n’ai jamais participé à une manifestation à l’appel du gouvernement, même pour une bonne cause. Cela me rappelle trop l’ancienne Union soviétique, l’Italie fasciste et pire. Pas pour moi, merci.

Mais cette manifestation particulière fut aussi contre-productive. Non seulement elle a prouvé que le terrorisme est efficace, non seulement elle incite à des attaques similaires, mais elle porte aussi atteinte au vrai combat contre les fanatiques.

Pour mener un combat efficace, on doit se mettre dans la peau des fanatiques pour tenter de comprendre la dynamique qui pousse de jeunes musulmans nés sur place à commettre de tels actes. Qui sont-ils ? À quoi pensent-ils ? Quels sont leurs sentiments ? Dans quel environnement ont-ils grandi ? Que peut-on faire pour les faire changer ?

Après des décennies de désintérêt, c’est une rude tâche. Cela demande du temps et du travail, sans garantie de résultats. Il est beaucoup plus facile pour les politiques de défiler dans la rue devant les caméras.

Et qui marchait au premier rang, rayonnant comme un vainqueur ?

Notre irremplaçable Bibi. [3]

Comment a-t-il fait pour arriver là ? Les faits se sont déroulés en un temps record. Il semble qu’il n’était absolument pas invité. Au contraire, le président François Hollande lui avait adressé un message explicite : je vous en prie, je vous en prie, ne venez pas. Cela ferait de la manifestation une expression de solidarité avec les Juifs, au lieu d’une protestation publique en faveur de la liberté de la presse et d’autres “valeurs républicaines”. Nétanyahou vint malgré tout, escorté de deux ministres d’extrême droite.

Placé au second rang, il fit ce que font les Israéliens : il s’est poussé à côté d’un président noir placé devant lui pour se mettre au premier rang.

Une fois là, il se mit à adresser des signes aux gens des balcons le long du parcours. Il était rayonnant, comme un général romain à son défilé triomphal. On peut imaginer les sentiments de Hollande et des autres chefs d’États – qui affichaient une attitude solennelle et triste de circonstance – face à cette manifestation de culot.

Nétanyahou est venu à Paris dans le cadre de sa campagne électorale. En vétéran chevronné, il savait que trois jours à Paris, avec la visite de synagogues et des discours de fierté juive, valaient plus que trois semaines à domicile, à polémiquer.

Le sang des quatre Juifs assassinés dans le supermarché kascher n’était pas encore sec, que les dirigeants israéliens appelaient les Juifs de France à faire leurs bagages pour venir en Israël. Israël est, comme chacun sait, l’endroit le plus sûr au monde.

C’était là une réaction sioniste instinctive, presque automatique. Les Juifs sont en danger. Leur seul refuge sûr est Israël. Hâtez-vous de venir. Le jour suivant, les journaux israéliens annonçaient joyeusement qu’en 2015 plus de 10.000 Juifs français étaient près à venir vivre ici, poussés par un antisémitisme croissant.

Apparemment, il y a beaucoup d’antisémitisme en France et dans les autres pays d’Europe, mais probablement beaucoup moins que d’islamophobie. Mais la lutte entre Juifs et Arabes sur le sol français à peu de rapports avec l’antisémitisme. C’est un combat importé d’Afrique du Nord.

Quand la guerre de libération algérienne éclata en 1954, les Juifs de là-bas durent choisir leur camp. Presque tous choisirent de soutenir la puissance coloniale, la France, contre le peuple algérien.

Il y avait à cela des antécédents historiques. En 1870, le ministre français de la justice, Adolphe Crémieux, qui se trouvait être juif, accorda la citoyenneté française à tous les Juifs algériens, les mettant à part de leurs voisins musulmans.

Le Front de libération algérien (FLN) fit de gros efforts pour amener les Juifs locaux à prendre parti pour lui. Je le sais parce que j’étais quelque peu concerné. Leur organisation clandestine en France me demanda de créer un groupe de soutien israélien, afin de convaincre nos coreligionnaires algériens. Je fondai le “Comité israélien pour une Algérie libre” et éditai des documents qui furent utilisés par le FLN pour gagner les Juifs à leur cause.

En vain. Les Juifs locaux, fiers de leur citoyenneté française, apportèrent loyalement leur soutien aux colonialistes. À la fin, les Juifs jouèrent un rôle important dans l’OAS, le mouvement français extrémiste clandestin qui mena une lutte sanglante contre ceux qui combattaient pour la liberté. Il en résulta que tous les Juifs fuirent l’Algérie avec les Français lorsqu’arriva le jour du choix. Ils n’allèrent pas en Israël. Ils allèrent presque tous en France. (À la différence des Juifs marocains et tunisiens, dont beaucoup vinrent en Israël. En général, les plus pauvres et les moins éduqués choisirent Israël, tandis que l’élite d’éducation française alla en France et au Canada.)

Ce à quoi nous assistons maintenant est la poursuite de cette guerre sur le sol français entre Musulmans et Juifs algériens. Les Juifs “français” tués lors de l’attaque avaient tous les quatre des noms nord-africains et ils ont été enterrés en Israël.

Pas sans difficultés. Le gouvernement israélien a exercé de fortes pressions sur les quatre familles pour enterrer leurs fils ici. Elles voulaient les enterrer en France, près de chez eux. Après beaucoup de marchandage sur le prix des tombes, les familles ont fini par donner leur accord.

On a dit que les Israéliens aiment l’immigration mais qu’ils n’aiment pas les immigrants. Cela vaut certainement pour les nouveaux immigrants “français”. Ces dernières années, des touristes “français” sont venus ici en grand nombre. Ils n’étaient souvent pas aimés. En particulier lorsqu’ils se mirent à rafler des appartements sur le front de mer de Tel Aviv en les laissant vides, comme une sorte d’assurance, tandis que les jeunes locaux ne pouvaient ni trouver ni se payer des appartements dans la région métropolitaine. Pratiquement tous ces touristes et immigrants “français” sont d’origine nord-africaine.

Quand on leur demande ce qui les pousse à venir en Israël, ils répondent de façon unanime : l’antisémitisme. Ce n’est pas un phénomène nouveau. En réalité, la grande majorité des Israéliens, eux-mêmes ou leurs parents ou leurs grand-parents, ont été conduits à venir ici par l’antisémitisme

Les deux termes – antisémitisme et sionisme – sont apparus à peu près en même temps, vers la fin du 19e siècle. Theodor Hertzl, le fondateur du mouvement sioniste, en a conçu l’idée lorsqu’il travaillait en France comme correspondant étranger d’un journal de Vienne pendant l’affaire Dreyfus, lorsqu’un antisémitisme virulent en France atteignit de nouveaux sommets. (Antisémitisme, cela va de soi, n’est pas le mot qui convient. Les Arabes sont des sémites, eux aussi. Mais le mot est en général employé pour désigner seulement ceux qui ont la haine des Juifs.)

Plus tard, Herzl courtisa les dirigeants ouvertement antisémites de Russie et d’ailleurs, les appelant à l’aide et promettant de les délivrer des Juifs. C’est aussi ce qu’ont fait ses successeurs. En 1939, l’Irgoun clandestin [4] projeta une invasion de la Palestine avec l’aide de généraux profondément antisémites de l’armée polonaise. On peut se demander si l’État d’Israël aurait pu voir le jour en 1948 s’il n’y avait pas eu l’Holocauste. Récemment, un million et demi de Juifs russes ont été poussés en Israël par l’antisémitisme.

LE SIONISME EST né à la fin du 19e siècle en réponse directe au défi de l’antisémitisme. Après la révolution française, la nouvelle idée nationale s’est emparée de toutes les nations européennes, grandes et petites, et les mouvements nationaux étaient dans leur ensemble plus ou moins anti-sémites.

La croyance fondamentale du sionisme est que les Juifs ne peuvent vivre nulle part ailleurs que dans un État juif, parce que la victoire de l’antisémitisme est partout inéluctable. Laissez les Juifs d’Amérique se réjouir de leur liberté et de leur prospérité – tôt ou tard cela aura une fin. Ils sont condamnés comme les Juifs de partout en dehors d’Israël.

La nouvelle atrocité de Paris ne fait que confirmer cette croyance fondamentale. Il y a eu très peu de commisération en Israël. Plutôt, un sentiment inavoué de triomphe. La réaction instinctive des Israéliens ordinaires est : “On vous l’avait dit !” et aussi : “Venez vite, avant qu’il ne soit trop tard !”

J’ai souvent tenté d’expliquer à mes amis arabes : les antisémites sont les plus grands ennemis du peuple palestinien. Les antisémites ont aidé à pousser les Juifs vers la Palestine, et ils sont aujourd’hui en train refaire la même chose. Et certains des nouveaux immigrants vont à coup sûr s’installer au-delà de la Ligne Verte dans les territoires palestiniens occupés, sur des terres arabes spoliées.

Le fait qu’Israël tire profit de l’attentat de Paris a conduit des médias arabes à penser que toute l’affaire n’est en réalité qu’une opération “sous fausse bannière” (“false flag” en anglais). Donc, dans le cas présent, les auteurs arabes étaient en réalité manipulés par le Mossad israélien.

Après un crime, la première question qui vient à l’esprit est “cui bono”, à qui ça profite ? Il est évident que le seul à sortir vainqueur de cette atrocité est Israël. Mais en tirer la conclusion qu’Israël est derrière les Jihadistes est une pure absurdité.

Il est simplement de fait que l’ensemble du Jihadisme islamique sur le territoire européen ne nuit qu’aux Musulmans. Les fanatiques de toute espèce viennent généralement en aide à leurs pires ennemis. Les trois musulmans qui ont perpétré les atrocités de Paris ont certainement rendu un grand service à Benjamin Nétanyahou.

Uri Avnery

[Article écrit en hébreu et en anglais, publié sur le site de Gush Shalom le 17 janvier 2014 – Traduit de l’anglais « Waving in the first Row » pour l’AFPS : FL/SW]

Transmis par Charles et la-peniche


[1Shlomo Sand (né en 1946 à Linz en Autriche) est un historien israélien spécialisé dans l’histoire contemporaine. Il fait partie des nouveaux historiens israéliens. (Les Nouveaux Historiens israéliens sont à la base un groupe de 5 chercheurs (essayistes, journalistes et historiens) qui ont réexaminé l’histoire de la naissance de l’État d’Israël). Il est professeur à l’Université de Tel Aviv depuis 1985

[2Uri Avnery (de son nom de naissance Helmut Ostermann) est un écrivain et journaliste israélien né le 10 septembre 1923 à Beckum (Westphalie, Allemagne). Surtout connu pour être un militant des droits des palestiniens et pacifiste convaincu, il appartient à une tendance de la gauche radicale israélienne. Il se définit comme post sioniste.

[3Surnom de Benyamin Nétanyahou.

[4L’Irgoun, de son nom complet Irgoun Zvaï Leoumi qui signifie en hébreu « organisation militaire nationale », était une organisation terroriste sioniste en Palestine sous mandat britannique.



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